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Culture - Entretien

Hoda Barakat : Vous ne me verrez pas dans une mise en scène de manifestation, avec un keffieh sur la tête !

Dans « Hind ou la plus belle femme du monde » (Sindbad/Actes Sud), récemment traduit en français et sélectionné pour le Prix de la littérature arabe 2026, la romancière libanaise entremêle la disparition d’une sœur, le deuil impossible du Liban et son attachement viscéral à la langue arabe.

Hoda Barakat : Vous ne me verrez pas dans une mise en scène de manifestation, avec un keffieh sur la tête !

La romancière libanaise Hoda Barakat, auteure de « Hind ou la plus belle femme du monde ». Photo archives personnelles de l’écrivaine

Dans l’appartement de Hoda Barakat, il y a des livres, des canapés recouverts de plaids, du café encore chaud et encore des livres. L’accueil de la romancière, dont la traduction du dernier roman, Hind ou la plus belle femme du monde (traduit de l’arabe par Luc Barbulesco, Sindbad/Actes Sud), vient de sortir, est intense et chaleureux. À deux pas du cimetière du Père-Lachaise, on se sent bien loin de Paris, dans un univers où l’on reçoit en abaya noire et colorée et où les récits s’écrivent en arabe. Le succès de ses romans ou les prix littéraires les plus prestigieux qu’elle a reçus ne sont pas les sujets de prédilection de l’autrice native de Bécharré, qui préfère aller à l’essentiel : l’irréductibilité du geste littéraire en arabe et les deuils impossibles qui sous-tendent son dernier livre, celui de sa sœur et celui du Liban. Avec...
Dans l’appartement de Hoda Barakat, il y a des livres, des canapés recouverts de plaids, du café encore chaud et encore des livres. L’accueil de la romancière, dont la traduction du dernier roman, Hind ou la plus belle femme du monde (traduit de l’arabe par Luc Barbulesco, Sindbad/Actes Sud), vient de sortir, est intense et chaleureux. À deux pas du cimetière du Père-Lachaise, on se sent bien loin de Paris, dans un univers où l’on reçoit en abaya noire et colorée et où les récits s’écrivent en arabe. Le succès de ses romans ou les prix littéraires les plus prestigieux qu’elle a reçus ne sont pas les sujets de prédilection de l’autrice native de Bécharré, qui préfère aller à l’essentiel : l’irréductibilité du geste littéraire en arabe et les deuils impossibles qui sous-tendent son dernier livre,...
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