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Culture - Sortir À Beyrouth

Alfred Tarazi arrache l’histoire du Liban aux poubelles

Avec « A Lover’s Manifesto », l’artiste exhume archives de presse, récits intimes et utopies politiques pour interroger une modernité arabe inachevée.

Alfred Tarazi arrache l’histoire du Liban aux poubelles

Asmahan surgit au cœur d’un collage d’Alfred Tarazi, composé à partir d’archives de presse et de fragments de mémoire. Photo fournie par l’artiste

C’est sa passion qui l’a consacré gardien de la mémoire de l’histoire du Liban. Une tâche qui incombe normalement aux services publics, mais qui, comme souvent, se retrouve sous la tutelle d’heureuses initiatives privées. Alfred Tarazi fait partie de ceux qui se défendent de donner des leçons d’histoire, mais qui sont des passeurs de récits fondateurs et de secrets enfouis. Il fouille dans tout ce qui est voué aux poubelles. Il en exhume de petits trésors, issus de journaux qui ont fermé leurs portes il y a longtemps ou de surplus trouvés dans des greniers, en somme, de l’indésirable. Et c’est justement cet indésirable qui nourrit une démarche qu’il qualifie, en premier lieu, d’artistique.Une mémoire sauvée in extremisJusqu’au 20 septembre, dans son studio niché dans une zone où la diversité ethnique et culturelle est légion, Alfred...
C’est sa passion qui l’a consacré gardien de la mémoire de l’histoire du Liban. Une tâche qui incombe normalement aux services publics, mais qui, comme souvent, se retrouve sous la tutelle d’heureuses initiatives privées. Alfred Tarazi fait partie de ceux qui se défendent de donner des leçons d’histoire, mais qui sont des passeurs de récits fondateurs et de secrets enfouis. Il fouille dans tout ce qui est voué aux poubelles. Il en exhume de petits trésors, issus de journaux qui ont fermé leurs portes il y a longtemps ou de surplus trouvés dans des greniers, en somme, de l’indésirable. Et c’est justement cet indésirable qui nourrit une démarche qu’il qualifie, en premier lieu, d’artistique.Une mémoire sauvée in extremisJusqu’au 20 septembre, dans son studio niché dans une zone où la diversité...
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