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Le président du Parlement Nabihg Berry lors de la séance parlementaire du 15 septembre 2026. Photo Hussein Ibrahim / site du Parlement libanais

Direct Politique

Le Parlement entame sa deuxième journée de débat de politique générale sur l’action du gouvernement Salam

Ce qu’il faut retenir

Plus de dix députés s’étaient exprimés lors de la première journée de débat mardi.

Nawaf Salam avait estimé le coût de la guerre entre Israël et le Hezbollah à « 3 à 4 milliards de dollars », sans les retombées économiques.

Une dispute a aussi éclaté après que le député du Hezbollah Ali Ammar a également voulu répondre immédiatement au Premier ministre.

Gebran Bassil avait, lui, critiqué un État « soumis à l’étranger » et le Hezbollah « qui ne peut plus défendre le Liban ».

11:37 heure de Beyrouth

Sajih Attié critique la gestion du dossier de l'électricité

« Il y a des factures d'électricité d'une valeur de 2,5 millions de dollars par mois dans les camps palestiniens, et le gouvernement n'a pas pris de mesures pour les recouvrer », a dénoncé pour sa part le député du Akkar Sajih Attié.

« La question de l’électricité est essentielle. Si on n'arrive pas à avoir de l'électricité, le gouvernement n’aura rien fait », a-t-il dit.

11:31 heure de Beyrouth

Michel Moussa estime peu probable qu’une motion de confiance soit mise sur la table

Le député Michel Moussa, qui appartient au bloc du président du Parlement Nabih Berry, a déclaré à la radio Sawt Kel Lebnan qu’il jugeait peu probable qu’une motion de confiance au gouvernement soit présentée mercredi. « L’ambiance politique ne laisse pas présager que l’on puisse aller dans cette direction », a-t-il précisé.

« Cela n’est pas à l’ordre du jour pour l’instant. La priorité doit être de renforcer l’action gouvernementale et non d’ouvrir une confrontation politique interne », a déclaré M. Moussa

11:29 heure de Beyrouth

Paula Yaacoubian : « que s'est-il passé à Ali Taher ? »

La députée indépendante de Beyrouth Paula Yaacoubian a appelé le gouvernement à asseoir son autorité au Liban-Sud. « On veut demander au gouvernement, dont le Hezbollah fait partie, que s'est-il passé à Ali Taher ? la colline a-t-elle été remise (à l'armée israélienne, NDLR) ? », s'est demandé Mme Yaacoubian.

La colline stratégique de Ali Taher, dans le caza de Nabatiyé, est désormais sous le « contrôle opérationnel » de l'armée israélienne, qui y a également fait explosé des tunnels du parti-milice.

« Pourquoi le Liban-Sud non occupé n'est pas remis au gouvernemnt et à l'armée libanaise », a-t-elle demandé. « Pourquoi le Hezbollah ne remet pas la carte de ses armes aux négociateurs libanais pour que ces derniers puissent obtenir un retrait et le retour des déplacés », a-t-elle ajouté. « L'armée a beaucoup de responsabilités et il faut l'aider », a encore dit la députée, qui a dénoncé les frappes continues sur la localité de Mansouri (Tyr).

Sur le plan économique, Paula Yaacoubian a estimé qu'il n'y a « pas d'autre chemin qu'un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) ». Elle a également évoqué le dossier d'Electricité du Liban (EDL), appelant la justice à travailler pour récupérer un milliard de dollars dans ce dossier.

11:09 heure de Beyrouth

Début de la séance parlementaire

Le chef du Parlement, Nabih Berry, a ouvert peu après 11h la deuxième journée de débats au Parlement autour de l'action du gouvernement de Nawaf Salam. Plusieurs députés et blocs parlementaires devraient s'exprimer aujourd'hui.

11:04 heure de Beyrouth

Comme en juillet 2025, le débat a été réclamé par le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), Gebran Bassil. Très critique à l’égard du gouvernement, au sein duquel son parti n’est pas représenté, il avait une nouvelle fois demandé que la confiance au cabinet soit soumise au vote des parlementaires. Lors de sa prise de parole mardi, le député de Batroun a critiqué la soumission de l’État libanais « à l’étranger » et l’incapacité du Hezbollah, ancien allié du CPL sur le plan politique, « à défendre le Liban ».

Sans surprise, le Hezbollah a tiré à boulets rouges sur l’État pour avoir « signé un accord-cadre rédigé avec de l’encre israélienne sur du papier américain », ce qui a conduit Netanyahu à déclarer : « Merci au gouvernement libanais de nous avoir permis de rester au Liban. »

Le vice-président du Parlement Elias Bou Saab (ex-CPL) a lui aussi critiqué cet accord-cadre conclu en juin dernier entre le Liban et Israël sous égide américaine et prévoyant le désarmement de la milice parallèlement au retrait de l’armée israélienne du Liban-Sud. « Jusqu’à présent, nous n’avons pas compris ce qu’est l’accord-cadre. Nous souhaitons que le Premier ministre nous explique en quoi il consiste et ce que l’on espère obtenir grâce à lui », a-t-il dit. Ali Hassan Khalil, député d’Amal, a lui critiqué les « résultats » des négociations entre Beyrouth et Tel-Aviv.

Pour revenir sur les autres prises de parole, consultez notre direct d’hier.

11:03 heure de Beyrouth

Lors de sa prise de parole mardi , le Premier ministre Nawaf Salam est revenu sur les conséquences de la guerre qui a repris le 2 mars, après des tirs du Hezbollah en direction d’Israël et que le Liban « n’a pas choisie », estimant son coût jusqu’à présent, selon lui, à « 3 à 4 milliards de dollars », sans les retombées économiques, qu’il a évaluées entre 4 et 5 milliards de dollars. En tout, le coût économique des deux guerres « pourrait dépasser les 27 milliards de dollars », a-t-il ajouté.

Le bilan humain est de « 4 000 morts et 12 000 blessés depuis le 2 mars » et « 9 000 morts et plus de 30 000 blessés depuis le 8 octobre 2023 », date du début de la première des deux dernières guerres entre Israël et le Hezbollah. Un million de déplacés et « des dizaines de milliers de logements détruits » assombrissent un peu plus le tableau.

Face à cet état des lieux, il a affirmé aux députés qu’il n’allait pas s’adresser à eux « dans une logique de justification ».

Nawaf Salam a encore affirmé que l’objectif de son gouvernement n’est pas « la gestion des déplacements de population », mais de pouvoir « permettre aux habitants de retourner sur leurs terres » au Liban-Sud, dont plus de 600 km² sont actuellement occupés – et rasés – par Israël.

Alors que le gouvernement poursuit depuis la semaine dernière l’étude du projet de budget pour l’exercice 2027, avant qu’il ne soit envoyé au Parlement, M. Salam a affirmé qu’« il n’est pas demandé à l’État de dépenser davantage, mais de dépenser mieux ».

11:03 heure de Beyrouth

Bonjour et bienvenue dans notre direct de cette deuxième journée de débat de politique générale sur l’action du gouvernement de Nawaf Salam au Parlement libanais, convoquée par le président de l’Assemblée, Nabih Berry, la semaine dernière. La séance d’aujourd’hui doit débuter à 11h.

Il s’agit du deuxième débat de politique générale consacré au gouvernement Salam, après celui de juillet 2025, cinq mois après sa formation. Le précédent avait eu lieu en 2017. Le cabinet avait alors obtenu la confiance du Parlement.

11:03 heure de Beyrouth

La séance de mardi a été levée à 15h et a été marquée par des disputes sur la durée des interventions et les règles régissant les débats.

Le député du Hezbollah Ali Ammar a notamment voulu répondre immédiatement au Premier ministre Nawaf Salam, entamant un discours critique à son encontre avant d’être interrompu par la députée indépendante Paula Yacoubian, critique du parti-milice.

Plus de dix députés se sont déjà exprimés.


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