Le président américain Donald Trump pointe le doigt en direction du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse à l'issue de leur rencontre au club Mar-a-Lago de M. Trump, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. Photo Jonathan Ernst / Reuters
L'administration américaine s'apprête à approuver une vente à l'armée israélienne de 40 000 bombes, réparties entre 20 000 bombes MK-84 et 20 000 autres de type BLU-117, pour un total de 2,8 milliards de dollars, selon une information du Washington Post confirmée par le New York Times. Ces munitions sophistiquées ont déjà été utilisées au Liban et à Gaza, rappelle l'agence Reuters.
Les bombes MK-84 sont des ogives d'une tonne parmi les plus puissantes de l'arsenal américain qui, selon un site de l'armée, peuvent projeter des éclats mortels jusqu'à 370 mètres du point d'impact. Les bombes BLU-117 sont, elles, une variante de la MK-84 dotée d'un revêtement de protection thermique pour la rendre plus sûre en vue d'un stockage à bord de navires, explique le Washington Post, qui révèle que la vente inclut également des I-2000, des corps de bombe pénétrants utilisés pour attaquer des structures durcies. Chacune de ces bombes pèse 2000 livres, soit près d'une tonne, affirment les médias américains, soulignant qu'il s'agit de certaines des munitions les plus destructrices de l'arsenal américain.
Sollicités par l'AFP, la Maison-Blanche et le département d'État n'ont pas souhaité faire de commentaire. Le New York Times souligne que si le Congrès peut, en théorie, s'opposer à ces ventes d'armes à l'étranger, l'exécutif américain dispose d'outils pour contourner cette règle.
Les États-Unis et Israël ont mené des attaques contre l'Iran le 28 février dernier. L'Iran a riposté par ses propres frappes contre Israël et les États du Golfe abritant des bases américaines. Le Hezbollah a entraîné le Liban dans ce nouveau conflit le 2 mars, après avoir lancé des missiles sur Israël. Malgré un cessez-le-feu entré en vigueur au Liban en juin, Israël mène des frappes quasi-quotidiennes au Liban-Sud, où il entreprend également de nombreux dynamitages d'infrastructures du parti chiite mais également de bâtiments civils. Les frappes américano-israéliennes contre l'Iran et les attaques israéliennes au Liban ont fait des milliers de morts et des millions de déplacés.
Le soutien de l'opinion publique américaine à Israël a diminué depuis le début de la guerre à Gaza en 2023, en particulier chez les démocrates. Un sondage de l'université Quinnipiac réalisé en juin a révélé que 48 % des électeurs et 66 % des démocrates estiment que les États-Unis soutiennent trop Israël, contre 16 % et 20 % respectivement lorsque la question avait été posée pour la première fois en 2017.

