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« Il est temps que l'État revienne au Sud », clame Aoun lors du Conseil des ministres



« Il est temps que l'État revienne au Sud », clame Aoun lors du Conseil des ministres

Le président Joseph Aoun lors de sa rencontre avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, au manoir Maximos, à Athènes, en Grèce, le 31 août 2026. Photo Almais Konstantinidis/Reuters

Le président Joseph Aoun a affirmé jeudi lors du Conseil des ministres qu’« il est temps que l’État revienne au Sud », assurant avoir « entendu les appels lancés par les habitants de Nabatiyé, Tyr et Arabsalim », villes largement touchées par les bombardements israéliens depuis la reprise de la guerre, le 2 mars.

« Nous avons entendu vos appels, nous sommes à vos côtés et nous ne pouvons en aucun cas rester éloignés de vous », a déclaré le président pendant la réunion, principalement consacrée au prochain budget de l'État. « Il est temps que l’État revienne au Sud. C’est notre responsabilité à tous et notre devoir envers nos concitoyens. Le Sud est une partie essentielle du Liban, et chaque ministère doit apporter sa contribution afin de confirmer que nous nous tenons aux côtés de nos habitants, sans aucun manquement ».

Des habitants de Tyr et Nabatiyé, ainsi que de Arabsalim (caza de Nabatiyé), ont diffusé ces derniers jours des appels exhortant l'État à « prendre ses responsabilités » et à imposer « immédiatement le contrôle de l'armée dans les zones où il n’existe pas d’occupation israélienne directe », au détriment de celui du Hezbollah, dans un contexte de recrudescence des bombardements israéliens dans le sud du pays, qui ont fait près d'une trentaine de morts depuis le week-end dernier. Ces appels n’ont pas été officiellement endossés par les municipalités des localités concernées et ont été émis par des collectifs d'habitants.

« Assurer la résilience » des habitants du Sud

Face à ces appels répétés, une présence renforcée de l'armée et des forces de sécurité est notamment visible depuis mardi dans les rues de Nabatiyé, où plusieurs unités et véhicules de l’armée ont été déployés dans les principales artères de la ville, avant d'être rejoints par des unités de la Sûreté générale et de la Sécurité de l'État.

M. Aoun a ainsi promis que les autorités feraient « le maximum » pour soutenir les habitants du Sud, afin d'« assurer, autant que possible, les conditions de leur résilience », alors qu'Israël poursuit quotidiennement ses bombardements et ses destructions et occupe plus de 600 km² de territoire libanais.

À l'issue de la séance du jour, le ministre de l'Information, Paul Morcos, a indiqué que le Premier ministre, Nawaf Salam avait estimé que « la présence de l’armée et des institutions de l’État dans le Sud constitue un facteur de confiance et de réconfort pour les habitants qui tiennent bon et qui souhaitent un retour complet de l’État ».

M. Morcos a également souligné qu'il était nécessaire de fournir, dans un premier temps, des « habitations préfabriquées » aux habitants afin de faciliter leur retour dans leurs villages. Ces logements préfabriqués ont été très largement ciblés au Liban-Sud par les frappes israéliennes, en particulier lors des 15 mois de « cessez-le-feu » entre l'escalade de l'automne 2024 et celle entamée le 2 mars 2026, afin d'empêcher les habitants des villages frontaliers de se réinstaller sur leurs terres.

Ce dernier a également annoncé l’interdiction de toutes les ventes immobilières dans les zones actuellement occupées par l’armée israélienne.

Le président de la République s’est également félicité de la pose, jeudi, de la première pierre du projet d’extension du port de Beyrouth, y voyant « un signe positif qui suscite beaucoup d’espoir » et « une bonne nouvelle pour tous ».

Le président a par ailleurs appelé les ministères à accélérer la préparation de projets susceptibles « d’attirer des investissements émiratis », affirmant que responsables et hommes d’affaires des Émirats arabes unis avaient manifesté leur volonté d’investir au Liban. « Certains sont désireux de nous aider. À nous de coordonner nos efforts et de saisir toutes les opportunités », a-t-il insisté.

Concernant le budget, M. Aoun a également salué la tenue successive des derniers Conseils des ministres afin qu’il soit adopté « dans les délais constitutionnels », fin décembre, soulignant qu’il s’agissait de la deuxième année consécutive où le projet de loi budgétaire était présenté « dans les temps », à savoir avant le début de la session parlementaire d’octobre.

Le président Joseph Aoun a affirmé jeudi lors du Conseil des ministres qu’« il est temps que l’État revienne au Sud », assurant avoir « entendu les appels lancés par les habitants de Nabatiyé, Tyr et Arabsalim », villes largement touchées par les bombardements israéliens depuis la reprise de la guerre, le 2 mars.« Nous avons entendu vos appels, nous sommes à vos côtés et nous ne pouvons en aucun cas rester éloignés de vous », a déclaré le président pendant la réunion, principalement consacrée au prochain budget de l'État. « Il est temps que l’État revienne au Sud. C’est notre responsabilité à tous et notre devoir envers nos concitoyens. Le Sud est une partie essentielle du Liban, et chaque ministère doit apporter sa contribution afin de confirmer que nous nous tenons aux côtés de nos habitants,...
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