Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Éducation

« Douze ans d'attente, ça suffit » : les enseignants contractuels de l’UL réclament leur titularisation devant le palais de Baabda


« Douze ans d'attente, ça suffit » : les enseignants contractuels de l’UL réclament leur titularisation devant le palais de Baabda

Des enseignants contractuels de l'Université libanaise manifestat sur la route du palais de Baabda, le 10 septembre 2026. Photo ANI

Des enseignants contractuels de l’Université libanaise (UL) ont organisé jeudi un sit-in sur la route menant au palais présidentiel de Baabda, au moment où le Conseil des ministres se réunissait notamment pour examiner le dossier de leur passage à temps plein, en suspens depuis douze ans.

Des enseignants issus de différentes facultés et branches de l’université publique ont participé au rassemblement, brandissant des drapeaux libanais et des pancartes réclamant « justice » et la fin de ce qu’ils considèrent comme une situation d’« injustice » remontant à la dernière grande vague de titularisation, en 2014.

Le dossier figurait explicitement à l’ordre du jour de la séance gouvernementale de jeudi, organisée à Baabda et consacrée, outre les développements politiques, sécuritaires et économiques, à une série de dossiers touchant notamment l’énergie, les télécommunications, l’armée et l’UL. Cette réunion intervient parallèlement à plusieurs séances successives du gouvernement consacrées à l’examen du projet de budget 2027.

En février dernier, le Conseil des ministres avait déjà approuvé le principe du passage à temps plein de 1 690 enseignants contractuels, répartis en quatre tranches : 400 en 2026, autant en 2027 et 2028, puis 490 en 2029. La première tranche devait initialement entrer en vigueur en septembre. Restait notamment à assurer les crédits nécessaires à sa mise en œuvre. À l’issue d’une réunion mercredi avec le ministre des Finances Yassine Jaber et le président de l’UL Bassam Badran, la ministre de l’Éducation Rima Karamé avait indiqué qu’un accord avait été trouvé sur le financement des quatre tranches et confirmé que la première devait concerner 400 enseignants. Elle avait précisé que les listes de noms étaient désormais « closes » et que le débat gouvernemental devait principalement porter sur leur financement.

Prenant la parole au nom des contractuels jeudi, Hamed Hamed a estimé que ce dossier ne constituait « pas seulement une revendication professionnelle », mais une « nécessité académique fondamentale » pour garantir la stabilité et le développement de l’Université libanaise. « Une université qui ne dispose pas d’un corps enseignant stable et à temps plein ne peut ni planifier son avenir, ni conserver ses compétences », a-t-il affirmé.

Les manifestants ont réclamé l’adoption du dossier « dans son intégralité », avec « tous les noms remplissant les conditions requises », refusant tout nouveau report ou traitement partiel. « Douze ans d’attente, ça suffit », ont-ils martelé.

Selon leur communiqué, le maintien du dossier en suspens contribue à « l’épuisement de l’université et de ses cadres » et entretient son instabilité. « L’heure de la décision a sonné. Il est temps de rendre justice à l’université, à ses enseignants et à ses étudiants », ont-ils conclu.

Des enseignants contractuels de l’Université libanaise (UL) ont organisé jeudi un sit-in sur la route menant au palais présidentiel de Baabda, au moment où le Conseil des ministres se réunissait notamment pour examiner le dossier de leur passage à temps plein, en suspens depuis douze ans.Des enseignants issus de différentes facultés et branches de l’université publique ont participé au rassemblement, brandissant des drapeaux libanais et des pancartes réclamant « justice » et la fin de ce qu’ils considèrent comme une situation d’« injustice » remontant à la dernière grande vague de titularisation, en 2014.Le dossier figurait explicitement à l’ordre du jour de la séance gouvernementale de jeudi, organisée à Baabda et consacrée, outre les développements politiques, sécuritaires et économiques, à une...