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Économie - Transport

Incident impliquant un avion léger : Beirut Wings réfute toute défaillance

La compagnie aérienne, spécialisée dans la formation des pilotes, a indiqué avoir demandé au président de l’Autorité libanaise de l’aviation civile de mener une enquête.

Incident impliquant un avion léger : Beirut Wings réfute toute défaillance

L’équipe de Beirut Wings posant devant son hangar à l’aéroport international de Beyrouth. Photo d’illustration publiée sur la page X de Beirut Wings

Beirut Wings, compagnie fondée en 2006 et spécialisée dans la formation de pilotes sur avions légers, a rejeté mercredi toute défaillance de sa part dans un incident sans conséquence survenu le 5 septembre à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), à la suite « d'informations ne correspondant pas (...) aux faits techniques documentés et aux documents officiels dont disposent la société et les autorités compétentes ».

Selon un communiqué de la société et les précisions fournies par son PDG, Joe Bitar, l’incident s’est produit au décollage d’un Tecnam P2006T, un bimoteur léger à hélices relativement récent du constructeur italien. Immatriculé OD-BWM, il est l’un des sept appareils de la flotte de Beirut Wings, qui compte également un autre Tecnam et cinq Cessna.

« Durant le vol, après le décollage, le commandant de bord a constaté un fonctionnement irrégulier des moteurs, ainsi qu’une baisse de leur régime (RPM, qui mesure le nombre de tours par minute de l’hélice du moteur, Ndlr) », a expliqué la société. « Bien que les moteurs n’aient pas perdu de puissance » à la suite de cette anomalie technique, le pilote a décidé, « par mesure de précaution », de regagner l’aéroport, « où l’avion a atterri normalement et en toute sécurité ».

Vol d’entraînement

Contacté, Joe Bitar a confirmé que le pilote, un instructeur effectuant un vol d’entraînement avec un autre pilote qui renouvelait sa licence, a détecté l’anomalie alors que l’appareil se trouvait dans la phase de « crosswind », c’est-à-dire de vent de travers. L’avion avait alors décollé.

L’incident a été documenté et officiellement signalé à l’Autorité libanaise de l’aviation civile avec, conformément aux procédures en vigueur, la transmission d’un rapport d’incident et d’un « rapport d’anomalie en service » (ou SDR, pour Service Difficulty Report), ce qu’a confirmé une autre source proche du dossier. Beirut Wings a également demandé au président de l’Autorité, Mohammad Aziz, de lancer une enquête, dont les résultats sont attendus la semaine prochaine, selon le PDG de Beirut Wings. La société souhaite qu’« une clarification officielle soit publiée à l’issue de l’enquête ».

Beirut Wings n’a pas communiqué la cause de l’anomalie, qui pourrait être liée à un incident survenu en vol, comme un impact d’oiseau sur l’un des moteurs, ou à une défaillance mécanique.

Incident commun

Alors que certains médias et personnalités, dont l'homme politique druze et ancien ministre Wiam Wahhab, ont qualifié l’incident d’« extrêmement grave », Beirut Wings le décrit comme un « risque reconnu dans le secteur aérien », susceptible de survenir même sur des appareils rigoureusement entretenus. La société souligne que la sécurité repose sur la détection des problèmes, le respect des procédures et les contrôles et opérations de maintenance avant toute remise en service. Une analyse partagée par Joe Bitar, lui-même ancien colonel de l’armée de l’air libanaise comptant plusieurs milliers d’heures de vol, ainsi que par un pilote de ligne contacté par L’Orient-Le Jour et qui souhaite garder l'anonymat.

Beirut Wings affirme également que l’avion, cloué au sol depuis l’incident, avait auparavant fait « l’objet d’un examen technique indépendant et complet » par une entité opérant dans le cadre du système européen d’agrément de l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA), habilitée à évaluer s’il était « apte au service ». L’appareil avait aussi été inspecté avec succès le 22 avril 2026 par l’Autorité libanaise de l’aviation civile, dans le cadre du renouvellement de son certificat de navigabilité, renouvelé jusqu’au 21 avril 2027. La société nous a envoyé les certificats correspondants.

La compagnie a enfin appelé les médias à « privilégier les informations émanant des autorités officielles, ainsi que les documents techniques dûment étayés » et à distinguer les faits établis des récits ou conclusions non confirmés par les enquêtes techniques. Elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires si elle le juge nécessaire.

Beirut Wings, dont l’un des actionnaires est saoudien, avait connu des turbulences au début de l’année sur fond d’affaires d’abus de biens sociaux et de falsification de documents. Le ministre des Travaux publics avait alors ordonné sa fermeture et le remplacement de sa direction, jusque-là dirigée par Adnan Yamout, depuis remplacé par Joe Bitar.

La compagnie est par ailleurs accréditée pour délivrer plusieurs types de licences de vols. Joe Bitar affirme qu’elle envisage également de développer une activité de taxi aérien, soit un service de transport à la demande distinct de ses activités actuelles de formation au pilotage.

Beirut Wings, compagnie fondée en 2006 et spécialisée dans la formation de pilotes sur avions légers, a rejeté mercredi toute défaillance de sa part dans un incident sans conséquence survenu le 5 septembre à l’Aéroport international de Beyrouth (AIB), à la suite « d'informations ne correspondant pas (...) aux faits techniques documentés et aux documents officiels dont disposent la société et les autorités compétentes ».Selon un communiqué de la société et les précisions fournies par son PDG, Joe Bitar, l’incident s’est produit au décollage d’un Tecnam P2006T, un bimoteur léger à hélices relativement récent du constructeur italien. Immatriculé OD-BWM, il est l’un des sept appareils de la flotte de Beirut Wings, qui compte également un autre Tecnam et cinq Cessna. Lire aussi Le premier avion de...
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