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Économie - Indice Pmi

Le moral du secteur privé libanais recule sans plier, pour l'instant

« L’économie semble être condamnée à la stagnation, avec le risque même de régresser à des niveaux inférieurs à l’automne ».

Le moral du secteur privé libanais recule sans plier, pour l'instant

Des conteneurs entreposés dans une aire de stockage au Liban-Nord. Photo d'illustration Philippe HAGE BOUTROS / L'Orient-Le Jour

En passant de 50,7 points en juillet à 50,1 en août, l’indice PMI, qui mesure le moral des directeurs d’achat de 400 entreprises au Liban, a reculé de quelques dixièmes de point, sans basculer sous la barre des 50 points, qui marque la frontière entre expansion et contraction de l’activité, selon l’enquête publiée chaque mois par BLOM Bank.

Ce décrochage casse toutefois une dynamique qui l’avait fait progresser, dans des proportions modestes, pendant quatre mois consécutifs, en dépit d’un contexte tendu, marqué aussi bien par la guerre régionale entre Israël et l’Iran et son impact sur les prix de l’énergie que par celle opposant Israël au Hezbollah au Liban.

Fadi Osseiran, ancien directeur général de Blominvest devenu conseiller spécial de la direction de la maison mère BLOM Bank, a attribué cette trajectoire à « l’incertitude, les inquiétudes sur le plan sécuritaire et les pressions sur les prix, qui ont tous pesé sur la demande ». Par ailleurs la faiblesse du secteur touristique et les performances atones des exportations de biens, dans un contexte de marché régional difficile, ont probablement contribué au recul de la production et de l’indice PMI », a-t-il ajouté, jugeant que les prochains mois ne seront pas plus gais.

« L’économie semble être condamnée à la stagnation, avec le risque même de régresser à des niveaux inférieurs à l’automne. Et, malheureusement, son sort reste lié à des guerres internes et régionales dans l’impasse, ainsi qu’à la difficulté à donner de l’élan au processus de réformes et d’ajustements structurels », a-t-il conclu.

Les sous-indices qui composent le PMI ont enregistré des trajectoires assez différentes. Celui mesurant la production, passé de 50,5 en juillet à 49,9 points en août, et celui mesurant les nouvelles commandes, passé de 50,4 à 49,6, ont suivi peu ou prou la même trajectoire en valeur absolue. Celui mesurant les nouvelles commandes à l’exportation, qui était déjà bas le mois dernier, a au contraire progressé, passant de 40,4 à 45,7, signe d’une certaine reprise, modeste, dans un commerce extérieur mis à mal par la guerre et la hausse des coûts du transport maritime. Celui qui mesure les attentes des directeurs d’achat sur 12 mois a repris quelques points, mais continue de refléter le pessimisme ambiant, passant de 35,6 à 39 points.

La Banque mondiale s’attend à ce que le PIB libanais se contracte de 6,4 % en 2026, selon la dernière édition du Lebanon Economic Monitor, publiée en août. Une estimation avec laquelle le ministère des Finances s’est aligné dans l’avant-projet de budget de l’État pour 2027, actuellement étudié par le gouvernement.

En passant de 50,7 points en juillet à 50,1 en août, l’indice PMI, qui mesure le moral des directeurs d’achat de 400 entreprises au Liban, a reculé de quelques dixièmes de point, sans basculer sous la barre des 50 points, qui marque la frontière entre expansion et contraction de l’activité, selon l’enquête publiée chaque mois par BLOM Bank.Ce décrochage casse toutefois une dynamique qui l’avait fait progresser, dans des proportions modestes, pendant quatre mois consécutifs, en dépit d’un contexte tendu, marqué aussi bien par la guerre régionale entre Israël et l’Iran et son impact sur les prix de l’énergie que par celle opposant Israël au Hezbollah au Liban.Fadi Osseiran, ancien directeur général de Blominvest devenu conseiller spécial de la direction de la maison mère BLOM Bank, a attribué cette...
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