Une femme passe devant un banc sur lequel est apposée une affiche annonçant les prochaines élections législatives russes et faisant la promotion du vote en ligne, à Moscou, en Russie, le 9 septembre 2026. REUTERS/Anastasia Barashkova
Les services de sécurité russes (FSB) ont annoncé jeudi avoir arrêté un Russe soupçonné de préparer des « actes des sabotage et de terrorisme » contre des diplomates britanniques à Moscou pour le compte de Kiev afin d'imputer ensuite ces attaques à la Russie.
Ce homme, né en Russie en 1981, est présenté comme un agent de sécurité de l'ambassade britannique à Moscou par le FSB, qui affirme qu'il a été recruté par un blogueur ukrainien pour le compte des services de renseignement de Kiev.
Le FSB l'accuse d'avoir recueilli des informations sur les employés de la représentation diplomatique britannique, notamment leurs données personnelles et leurs déplacements, ainsi que sur le système de sécurité de l'ambassade et les événements organisés dans son enceinte.
« Le régime de Kiev prévoyait d'utiliser ces informations pour préparer et mener des actes de sabotage et de terrorisme contre le chef de la mission diplomatique britannique et d'autres diplomates, puis d'accuser la partie russe de les avoir commis afin d'entraîner le Royaume-Uni dans un conflit armé direct », a dénoncé le FSB dans un communiqué.
Les services de sécurité russes assurent également que l'objectif de Kiev, avec ce complot présumé, était que le Royaume-Uni augmente ses livraisons d'armes et de matériel militaire à l'Ukraine, et de durcir les sanctions contre la Russie.
Ni l'Ukraine ni le Royaume-Uni n'ont réagi dans l'immédiat.
Dans une affaire séparée, un Britannique de 31 ans, soupçonné d'avoir contacté un agent des renseignements militaires russes, a été inculpé au Royaume-Uni et doit comparaître jeudi.
Cet homme est accusé d'avoir aidé un service de renseignement étranger et d'avoir eu l'intention de commettre ou de se livrer à des préparatifs de sabotage.
Le Royaume-Uni est l'un soutiens les plus importants de l'Ukraine depuis le début de l'offensive à grande échelle lancée par la Russie en 2022.
Le gouvernement britannique a annoncé cette semaine qu'il allait débloquer 100 millions de livres (116,5 millions d'euros) pour fournir « avant l'hiver » à l'Ukraine des moyens de défense antiaériens, dont des missiles intercepteurs Patriot.
Sur fond de sévère détérioration des relations entre Londres et Moscou, l'ambassade de Russie à Londres a confirmé fin août le départ de son ambassadeur dans le pays.
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