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Moyen-Orient - Analyse

Soueida, le difficile « dernier dossier interne » de Chareh

Ces derniers jours, des affrontements meurtriers ont opposé les forces gouvernementales en Syrie aux hommes de Hijri qui insiste que les druzes sont une « partie intégrante d'Israël ».

Soueida, le difficile « dernier dossier interne » de Chareh

Des miliciens à Soueida, dans le sud de la Syrie, lors des affrontements de juillet 2025. Abdulaziz Ketaz/Photo d'archives AFP

Ahmad el-Chareh a connu, au cours du mois d’août, une cascade de victoires politiques et diplomatiques. De la dissolution des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui régnaient sur le Nord-Est, au retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme, en passant par l’intervention de Washington pour contenir les frappes israéliennes sur son territoire, le président par intérim se sent plus renforcé que jamais. Un élan dont il entend profiter pour résoudre ce que Damas considère désormais comme son « dernier dossier interne » : le retour de Soueida, province druze contrôlée par une milice séparatiste, sous son giron. Pour ce faire, Damas entend utiliser la même « recette » que celle employée avec les FDS. À ses yeux, le mélange de pression par le feu et de concessions politiques, qui a permis d’intégrer la...
Ahmad el-Chareh a connu, au cours du mois d’août, une cascade de victoires politiques et diplomatiques. De la dissolution des Forces démocratiques syriennes (FDS), qui régnaient sur le Nord-Est, au retrait de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme, en passant par l’intervention de Washington pour contenir les frappes israéliennes sur son territoire, le président par intérim se sent plus renforcé que jamais. Un élan dont il entend profiter pour résoudre ce que Damas considère désormais comme son « dernier dossier interne » : le retour de Soueida, province druze contrôlée par une milice séparatiste, sous son giron. Pour ce faire, Damas entend utiliser la même « recette » que celle employée avec les FDS. À ses yeux, le mélange de pression par le feu et de concessions politiques, qui a...
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Pour les druzes syriens, israël n’est pas un ennemi naturel. Acculés à défendre leurs intérêts et même leur vie, ils n’ont aucun mal à se tourner vers ce dernier. Il faut dire que son intervention en bombardant Damas les a bien servis et les a même sauvés. Malgré ses déclarations, joumblatt doit bien le savoir. Lors de l’occupation israëlienne des années quatre vingts, lui aussi a bénéficié de leur bienveillance.

NG

08 h 13, le 04 septembre 2026

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Commentaires (2)

  • Pour les druzes syriens, israël n’est pas un ennemi naturel. Acculés à défendre leurs intérêts et même leur vie, ils n’ont aucun mal à se tourner vers ce dernier. Il faut dire que son intervention en bombardant Damas les a bien servis et les a même sauvés. Malgré ses déclarations, joumblatt doit bien le savoir. Lors de l’occupation israëlienne des années quatre vingts, lui aussi a bénéficié de leur bienveillance.

    NG

    08 h 13, le 04 septembre 2026

  • Al Hijri ou l'archétype du sad-sad (sahyouné - safawé). Pro-Assad puis pro-Israël, sans que l'un n'exclue l'autre, bien au contraire. Extrèmement mollement anti-Assad après 2020, aussi extrème dans la mollesse de son "opposition" que Hariri et Jumblatt dans leur "opposition" au Hezb. La différence entre Abdi et Al Hijri c'est la même qu'entre l'IRA et le Hezbollah: le premier a son allégence qui va avant tout à sa patrie, le second à l'étranger. Le premier remet ses armes dès qu'il voit un vrai état se construire, le second ne remettra ses armes que si le vrai état les lui enlève DE FORCE.

    MAKE LEBANON GREAT AGAIN

    14 h 33, le 03 septembre 2026

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