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Le point à 15h : Washington veut évacuer le personnel « non essentiel » de son ambassade à Riyad ; l'Iran menace d'étendre le conflit

La situation sécuritaire en Arabie saoudite a poussé l'ambassade américaine à décider d'évacuer certains employés et leurs familles, tandis que l'Iran menace d'escalade si les forces américaines continuent à aider les navires à franchir le détroit d'Ormuz.

Le point à 15h : Washington veut évacuer le personnel « non essentiel » de son ambassade à Riyad ; l'Iran menace d'étendre le conflit

Des véhicules circulent sur une route à Riyad, en Arabie saoudite, le 22 octobre 2026. REUTERS/Mohammed Benmansour

Le département d'État américain a ordonné le départ des employés « non essentiels » de son ambassade à Riyad et de leurs familles, alors que le royaume est visé par des attaques quasi-quotidiennes des houthis yéménites pro-iraniens. « Les houthis soutenus par l'Iran se sont de plus en plus engagés dans des hostilités contre l'Arabie saoudite (...) qui ont fait des victimes dans la population civile et de graves perturbations des déplacements », a expliqué sur X le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott. Le géant pétrolier Saudi Aramco a demandé pour sa part à son personnel d’évacuer son siège de Dhahran.

Du côté diplomatique, le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a souligné l'importance d'explorer toutes les options pour parvenir à des « solutions politiques » entre l’Arabie saoudite et les combattants houthis.

Par ailleurs, une attaque mercredi soir contre l'aéroport international de Dammam, dans l'est du pays, a fait deux morts, un Saoudien et un Indien, et huit blessés. L'attaque n'a pas été revendiquée dans l'immédiat mais les combattants houthis du Yémen mènent depuis plusieurs semaines des frappes d'une ampleur inédite contre l'Arabie saoudite.

Pourquoi c’est important

Les attaques des houthis contre les installations pétrolières et les infrastructures civiles saoudiennes se sont récemment multipliées, contraignant Riyad à fermer son principal aéroport, dans la capitale, et à reporter une grande conférence sur l'investissement. Plusieurs missions diplomatiques avaient limité dernièrement les déplacements de leur personnel dans le pays à cause de la situation sécuritaire.

Les opérations menées par les houthis font suite à l'effondrement, en juillet, d'une trêve de plusieurs années dans la guerre civile au Yémen, où ce groupe soutenu par l'Iran combat le gouvernement appuyé par une coalition menée par l'Arabie saoudite. Les houthis ont décrété un blocus maritime de l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, et ont commencé à frapper ses navires et son territoire, avant de lancer en septembre une offensive au Yémen lors de laquelle ils se sont emparés de territoires le long de la côte de la mer Rouge. En réponse, l'aviation saoudienne a fréquemment ciblé les zones sous contrôle houthi, qui couvrent une grande partie du Yémen.


Les gardiens de la révolution iraniens ont menacé jeudi d'étendre le conflit qui oppose Téhéran à Washington si les forces américaines continuaient à aider les navires à franchir le stratégique détroit d'Ormuz. L'Iran revendique le contrôle de cette voie maritime, par où transitait un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant la guerre déclenchée fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran. Et les forces iraniennes prennent régulièrement pour cible des navires qui s'y aventurent sans son autorisation.

Washington impose en retour un blocus des ports iraniens, et les forces américaines escortent les navires qui souhaitent franchir Ormuz sans l'autorisation de Téhéran. « L'armée américaine doit savoir que si cette tendance se poursuit, le conflit s'étendra à ses bases dans la région. Ceci constitue un avertissement sérieux », ont indiqué les gardiens de la révolution, la puissante force armée de l'Iran, dans un communiqué publié sur leur site Sepah News.

  • Plusieurs attaques de l'armée israélienne ont été rapportées jeudi sur les différents secteurs de la zone occupée au Liban-Sud, tandis que quatre chars israéliens ont été observés en train d'avancer vers la zone de Nabeh el-Khokh, à la périphérie du village sunnite toujours habité de Hebbariyé, dans le caza de Hasbaya, hors de la « zone tampon », selon des informations de notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. L'avancée vers Hebbariyé a été précédée d'un tir d'artillerie et de rafales de mitrailleuse. Dans la zone occupée, des avions de chasse ont attaqué Kfar Tebnit (Nabatiyé) et la périphérie de Qantara (Marjeyoun), tandis que des dynamitages des maisons ont été rapportés à Bani Hayyane et Tallousé (Marjeyoun), provoquant des secousses ressenties jusqu'au caza de Nabatiyé, sur l'autre rive du fleuve Litani.
  • Un homme en situation de handicap a été tué selon l'agence officielle syrienne Sana par des tirs de l'armée israélienne lors d'une incursion dans le sud de la Syrie, où elle a intensifié récemment ses opérations. L'agence a précisé que les forces israéliennes s'étaient déployées dans un quartier du village et avaient posté des snipers sur les toits des maisons, après avoir bombardé la région mercredi soir.
  • L'exécutif français tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre, en tenant plusieurs réunions avec les forces politiques et le renseignement jeudi. Emmanuel Macron, rentré d'une tournée dans le Golfe, a dénoncé des « actes séditieux » de groupes « d'ultragauche » d'une « extrême dangerosité » visant à « faire tomber la République » et des « actes de délinquance » réclamant aussi « la plus grande dureté », dans les violences et pillages commis en marge des manifestations contre la « vie chère ».


Le département d'État américain a ordonné le départ des employés « non essentiels » de son ambassade à Riyad et de leurs familles, alors que le royaume est visé par des attaques quasi-quotidiennes des houthis yéménites pro-iraniens. « Les houthis soutenus par l'Iran se sont de plus en plus engagés dans des hostilités contre l'Arabie saoudite (...) qui ont fait des victimes dans la population civile et de graves perturbations des déplacements », a expliqué sur X le porte-parole du département d'État, Tommy Pigott. Le géant pétrolier Saudi Aramco a demandé pour sa part à son personnel d’évacuer son siège de Dhahran. Du côté diplomatique, le ministre égyptien des Affaires étrangères Badr Abdelatty a souligné l'importance d'explorer toutes les options pour parvenir à des « solutions...