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À Téhéran, Ali el-Khatib appelle l’Iran à soutenir les habitants du Sud : « Nous ne pouvons pas oublier le Liban », lui répond Araghchi


À Téhéran, Ali el-Khatib appelle l’Iran à soutenir les habitants du Sud : « Nous ne pouvons pas oublier le Liban », lui répond Araghchi

Le vice-président du Conseil islamique chiite supérieur, le cheikh Ali el-Khatib. Photo d'archives Ani

Le vice-président du Conseil supérieur islamique chiite, le cheikh Ali el-Khatib, a remis vendredi à Téhéran au ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi une note sur les conséquences des attaques israéliennes au Liban, appelant notamment à un soutien financier pour les habitants du Liban-Sud. « Nous ne pouvons pas oublier le Liban », lui a répondu le chef de la diplomatie iranienne, l'assurant du soutien de Téhéran.

Au cours de sa rencontre avec le ministre iranien, le dignitaire chiite proche du Hezbollah est revenu sur la situation des déplacés du Liban-Sud, dont « un grand nombre » se trouvent, selon lui, « sans logement et sans travail », après avoir épuisé leurs économies au cours des dernières années de guerre. « Ils vivent aujourd’hui dans des régions proches de la zone occupée par Israël et s’exposent à la mort et aux dangers », a affirmé le cheikh Khatib. Il a souligné que « les régions agricoles et les établissements productifs sont tous à l’arrêt ». « Nous comptons sur vous après Dieu. Nous sommes confrontés à une guerre extérieure et à un complot intérieur, et nous craignons pour les nôtres dans la prochaine étape », a-t-il ajouté.

Le cheikh Khatib a également reconnu « les circonstances difficiles » que traverse actuellement l’Iran, tout en estimant que les Iraniens peuvent « tenir bon dans leurs maisons » et ne connaissent pas la situation de déplacement vécue par une partie de la population du Liban-Sud. « Nous vous transmettons donc la voix des chiites du Liban et nous craignons que les Américains et les Israéliens n’atteignent leurs objectifs en exerçant une pression économique sur notre population », a-t-il déclaré.

En réponse, Abbas Araghchi a assuré que les responsables iraniens étaient informés de la situation au Liban « à travers les rapports de l’ambassade et des frères du Hezbollah et du mouvement Amal ». Le ministre iranien a par ailleurs évoqué le protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, officiellement signé à distance en juin par Donald Trump et Massoud Pezeshkian. « Nous avons remporté une victoire diplomatique grâce au mémorandum d’entente, au premier rang de laquelle figure le cessez-le-feu au Liban », a-t-il affirmé, accusant certaines parties d’avoir « encouragé les Américains à violer ce qui avait été convenu ». « Nous essayons et œuvrons à faire revivre le mémorandum d’entente, et nos frères au Liban estiment que la solution réside dans sa mise en œuvre, mais les circonstances sont difficiles », a poursuivi Abbas Araghchi. « Quoi qu’il en soit, nous ne pouvons pas oublier le Liban et nos conditions sont claires », a-t-il ajouté.

« Nous sommes 90 millions. Considérons que nous sommes, avec vous, 95 millions », a enfin lancé le chef de la diplomatie iranienne à son interlocuteur. « Soyez certains que nous sommes à vos côtés. »

Deux jours après le début de la guerre entre les États-Unis et l'Iran le 28 février, le Hezbollah a mené sa première opération contre Israël en plus de quinze mois, afin de venger la mort de l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei, déclenchant une reprise de la guerre au Liban.

Mi-juin, Washington et Téhéran ont signé un protocole d'accord qui prévoit, dans sa première clause, un arrêt des attaques israéliennes sur le Liban. Depuis cette date, le Hezbollah affirme respecter ce cessez-le-feu, bien qu'Israël continue d'effectuer frappes quotidiennes sur le Liban et d'y occuper une zone de plus de 600 km2 le long de la frontière. Beyrouth, qui dit ne pas être concerné par ce texte, négocie de son côté directement avec l’État hébreu pour que ce dernier cesse ses frappes et se retire du Liban-Sud. Le dernier round de négociations début août à Rome n'a cependant pas enregistré d'avancées significatives.

Le vice-président du Conseil supérieur islamique chiite, le cheikh Ali el-Khatib, a remis vendredi à Téhéran au ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi une note sur les conséquences des attaques israéliennes au Liban, appelant notamment à un soutien financier pour les habitants du Liban-Sud. « Nous ne pouvons pas oublier le Liban », lui a répondu le chef de la diplomatie iranienne, l'assurant du soutien de Téhéran.Au cours de sa rencontre avec le ministre iranien, le dignitaire chiite proche du Hezbollah est revenu sur la situation des déplacés du Liban-Sud, dont « un grand nombre » se trouvent, selon lui, « sans logement et sans travail », après avoir épuisé leurs économies au cours des dernières années de guerre. « Ils vivent aujourd’hui dans des régions proches de la zone occupée par...