Un Palestinien devant l'emblème de l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) dans la ville de Gaza en 2018. Photo d'illustration Saïd Khatib/AFP/Getty Images
Le ministre finlandais du Commerce extérieur et du Développement, Ville Tavio, a annoncé vendredi que son pays a décidé de mettre fin au financement qu’il consacrait depuis des années à l’UNRWA, l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens.
Dans un message sur son compte X, M. Tavio a précisé que le précédent gouvernement social-démocrate avait prorogé l'accord avec l'agence, mais qu'à son expiration, lui-même n'avait pas « autorisé son renouvellement », sans plus d'explications sur les causes.
M. Tavio a cependant ajouté que la Finlande « continuerait de fournir un financement aux territoires palestiniens par d’autres canaux comme le Programme alimentaire mondial (PAM) », assurant que « le niveau de financement ne sera pas réduit ». L'actuel gouvernement finlandais est une coalition de droite.
À l’occasion de cette annonce finlandaise vendredi, le ministère israélien des Affaires étrangères s’est « félicité de voir de plus en plus de pays qui reconnaissent la vérité indéniable des preuves irréfutables de l’implication d’employés de l’UNRWA dans les massacres du 7-Octobre, ainsi que les liens inséparables de l’organisation avec le Hamas ».
L’UNRWA est régulièrement accusée par Israël d’implication dans les attaques du 7-Octobre 2023, perpétrés par le mouvement islamiste palestinien Hamas, qui ont déclenché la dernière guerre à Gaza. L'État hébreu a même été jusqu’à interdire l’UNRWA sur son territoire et dans les territoires occupés, y bloquant toutes ses activités. Le 25 août dernier, la police israélienne a ordonné l'évacuation d'un centre de formation professionnelle géré par l'agence à Jérusalem-Est occupée.
L’UNRWA nie catégoriquement tout lien avec le 7-Octobre, estimant qu’Israël n’a pas fourni de preuves d’une implication massive et institutionnelle de son personnel avec le Hamas. Elle a cependant licencié par précaution des employés dont le nom a été fourni par Israël comme ayant des liens avec les attaques et avec le Hamas.
L’agence de l'ONU continue de recevoir des fonds de l’Union européenne et de plusieurs pays européens ainsi que d’autres pays, comme le Japon, le Canada ou l’Australie. Les États-Unis, eux, ont suspendu leur financement.

