Le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, le général Mohsen Rezaei lros de son entretien à al-Manar elk 28 août 2026. Capture d'écran
Le secrétaire du Conseil suprême iranien de la sécurité nationale, le général Mohsen Rezaei, a affirmé dans un entretien à la chaîne télévisée al-Manar que Téhéran considérait la sécurité du Liban comme faisant partie intégrante de celle de l’ensemble du Moyen-Orient.
Le haut responsable iranien a explicitement lié la réouverture complète du détroit d’Ormuz à la mise en œuvre par les États-Unis des conditions iraniennes, notamment l’arrêt des guerres au Liban et à Gaza. Il a affirmé que la région est devenue une « chaîne interconnectée », de sorte qu’une dégradation de la sécurité dans un pays entraîne une hausse du coût des investissements et une réduction des perspectives de développement dans les autres.
Le secrétaire du Conseil suprême iranien de la sécurité nationale, Mohsen Rezaei, estime qu’Israël n’ose plus attaquer la banlieue sud de Beyrouth face à l’équation de dissuasion imposée par l’Iran et aux pertes infligées par le Hezbollah ces derniers mois. Il a ajouté que la banlieue sud et Beyrouth constituaient une « ligne rouge » pour l’Iran, affirmant que Téhéran suivait les développements « avec la plus grande attention » et qu’Israël serait contraint de se retirer des territoires libanais dans lesquels il s’est engagé.
Il a précisé que l’Iran avait préparé une liste de conditions à transmettre aux Américains et qu’il avait autorisé entre-temps un passage provisoire et limité pour les navires au centre du détroit. L’avenir du trafic maritime dans la zone dépendra selon lui de l’évolution des négociations avec Washington. Il a appelé à mettre fin aux guerres et aux opérations militaires au Liban, à Gaza et en Syrie.
Il a aussi rendu hommage aux victimes du Liban et du Hezbollah, louant « l’unité des Libanais face à Israël », et estimé que le secrétaire général du parti chiite, le cheikh Naïm Kassem, « avait réussi à diriger la Résistance durant la période actuelle ». Il a aussi remercié le président de la Chambre Nabih Berry, un allié du Hezbollah, dont il a salué le rôle sur la scène politique libanaise.
Mohsen Rezaei a par ailleurs souligné que l’Iran n’intervenait pas dans les détails de la structure militaire ou dans les décisions opérationnelles du Hezbollah. Il a estimé que le parti disposait désormais de cadres militaires capables de gérer ses affaires et de prendre ses propres décisions, notamment avec l’émergence de deux nouvelles générations de jeunes dirigeants.
Au moins 4 350 personnes ont été tuées par les bombardements israéliens au Liban depuis la reprise de la guerre entre le Hezbollah et Israël, qui a suivi le déclenchement du conflit par Washington et Tel-Aviv contre Téhéran.
Mohsen Rezaei, a enfin affirmé que les informations faisant état d’un projet visant à assassiner le plus jeune fils du président américain Donald Trump étaient mensongère. Les services secrets américains avaient évoqué mardi une vidéo diffusée par la télévision d’État iranienne portant sur un prétendu projet destiné à assassiner Barron Trump.



Remettre la diplomatie sur les rails « n’est pas impossible », estime Araghchi