Rechercher
Rechercher

Société - guerre au liban 2026

Les habitants de Mansouri assistent à la destruction de leur village, une maison après l’autre

Chassés une énième fois de cette localité du caza de Tyr, une poignée de déplacés se regroupent au plus près pour être témoins de sa démolition méthodique par Israël, dans un mélange de colère et d’impuissance.

Les habitants de Mansouri assistent à la destruction de leur village, une maison après l’autre

Originaire de Mansouri, Mohammad Jaber assiste depuis Henniyé aux frappes de l’armée israélienne sur son village du Liban-Sud, le 26 août 2026. Photo Matthieu Karam/L’Orient-Le Jour

Sous une pergola couverte de paille en bord de route, une douzaine d’hommes assis en cercle attendent. La langue d’asphalte qui traverse les bananeraies de Qleilé et mène à leur village de Mansouri est coupée un kilomètre plus loin par un barrage de l’armée libanaise. Ensuite commence la zone occupée. Israël y mène des destructions quotidiennes, avec un acharnement particulier sur les demeures situées à flanc de colline, à portée de vue mais inaccessibles : leurs propres maisons. « La semaine dernière, Abou Ibrahim a assisté à la destruction de sa maison et de celle de ses fils », confie mercredi Hicham Haidar, t-shirt blanc et regard noir. Sur sa chaise, un homme au visage ridé caché derrière des verres épais opine d’un air impuissant. Hicham, lui, virevolte entre la pergola et une Renault Rapid bleu azur surmontée d’un panneau solaire,...
Sous une pergola couverte de paille en bord de route, une douzaine d’hommes assis en cercle attendent. La langue d’asphalte qui traverse les bananeraies de Qleilé et mène à leur village de Mansouri est coupée un kilomètre plus loin par un barrage de l’armée libanaise. Ensuite commence la zone occupée. Israël y mène des destructions quotidiennes, avec un acharnement particulier sur les demeures situées à flanc de colline, à portée de vue mais inaccessibles : leurs propres maisons. « La semaine dernière, Abou Ibrahim a assisté à la destruction de sa maison et de celle de ses fils », confie mercredi Hicham Haidar, t-shirt blanc et regard noir. Sur sa chaise, un homme au visage ridé caché derrière des verres épais opine d’un air impuissant. Hicham, lui, virevolte entre la pergola et une Renault Rapid bleu azur...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut