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Monde - Catastrophe Naturelle

Au Népal, après les inondations meurtrières, les familles à la recherche désespérée de leurs proches

Vingt-quatre heures après son passage, les autorités népalaises restaient jeudi matin sans nouvelle de 823 personnes.

Au Népal, après les inondations meurtrières, les familles à la recherche désespérée de leurs proches

Des personnes pleurent en attendant l'arrivée de leurs proches dans un camp de l'armée, après qu'ils aient été secourus dans des zones touchées par des crues soudaines, à Battar Bazar (district de Nuwakot, Népal), le 27 août 2026. Photo Prakash MATHEMA / AFP

Des familles, sans nouvelles de leurs proches se pressaient jeudi dans un hôpital de Katmandou, espérant obtenir des informations au lendemain des coulées de boue qui ont tout emporté sur leur passage dans des vallées du Népal et de la région chinoise du Tibet, faisant au moins 180 morts. « Mon frère aîné, Ram Sharan Rasaili, fait partie des personnes portées disparues à Rasuwa. C'est pour cela que nous sommes venus le chercher », a expliqué à l'AFP Subash Khatani, tout en scrutant avec anxiété les listes des victimes, courant d'un service à l'autre dans l'hôpital public Bir.

Mercredi, un soudain et puissant mur d'eau et de boue a submergé des villages et villes de la vallée de la rivière Trishuli dans le district de Nuwakot, au nord de Katmandou, et celle de la Bhotekoshi, à l'est de la capitale. Selon des premiers bilans, cette vague a coûté la vie à 177 personnes côté népalais et à trois autres au Tibet voisin. Le district de Rasuwa, dans le nord du pays himalayen, a été le premier frappé. Mais la catastrophe a fait des victimes dans sept districts, les eaux ayant parcouru plus de 160 kilomètres vers le sud jusqu'à Chitwan, à proximité de la frontière avec l'Inde.

Afflux de blessés attendus

« Mon neveu était en route pour Rasuwa et échangeait encore avec ma sœur jusqu'à environ 8 heures hier matin », a raconté Chitra Bahadur Nepali, 52 ans, en montrant à l'AFP une photo de son proche sur son téléphone portable. Depuis, ils n'ont eu aucune nouvelle de Yubraj Sewak, chauffeur de profession. « Son nom ne figure sur aucune des listes que nous avons consultées, et un autre membre de notre famille est également porté disparu », se désole le quinquagénaire. L'hôpital Bir a indiqué que les victimes étaient soignées gratuitement et s'est dit « prêt » à accueillir un afflux de blessés, ont rapporté des médias locaux.

Vingt-quatre heures après son passage, les autorités népalaises restaient jeudi matin sans nouvelle de 823 personnes, dont 517 touristes étrangers, selon un nouveau décompte du bureau népalais du tourisme. Parmi ce ressortissants étrangers figurent 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens, a détaillé le bureau. De l'autre côté de la frontière, les médias d'Etat chinois ont rapporté que 558 personnes, dont 260 étrangers étaient toujours disparues après le passage des « torrents de boue » qui ont enseveli le point de passage frontalier terrestre Gyirong Port.

Des familles, sans nouvelles de leurs proches se pressaient jeudi dans un hôpital de Katmandou, espérant obtenir des informations au lendemain des coulées de boue qui ont tout emporté sur leur passage dans des vallées du Népal et de la région chinoise du Tibet, faisant au moins 180 morts. « Mon frère aîné, Ram Sharan Rasaili, fait partie des personnes portées disparues à Rasuwa. C'est pour cela que nous sommes venus le chercher », a expliqué à l'AFP Subash Khatani, tout en scrutant avec anxiété les listes des victimes, courant d'un service à l'autre dans l'hôpital public Bir. Lire aussi Au moins 165 morts et plus de 1.300 disparus après la crue dévastatrice au Népal et au Tibet Mercredi, un soudain et puissant mur d'eau et de boue a submergé des villages et villes de la vallée de la...
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