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Monde - Catastrophe Naturelle

Après les inondations meurtrières au Népal et au Tibet, les familles à la recherche désespérée de leurs proches

Vingt-quatre heures après son passage, les autorités népalaises restaient jeudi matin sans nouvelle de plus de 800 personnes.

Après les inondations meurtrières au Népal et au Tibet, les familles à la recherche désespérée de leurs proches

Une femme s'effondre en attendant l'arrivée de ses proches dans un camp de l'armée, après avoir été secourue dans des zones touchées par des crues soudaines, à Battar Bazar (district de Nuwakot, Népal), le 27 août 2026. Photo de Prakash MATHEMA / AFP

Des familles, sans nouvelles de leurs proches se pressaient jeudi dans un hôpital de Katmandou, espérant obtenir des informations au lendemain des coulées de boue qui ont tout emporté sur leur passage dans des vallées du Népal et de la région chinoise du Tibet, faisant au moins 273 morts. « Mon frère aîné, Ram Sharan Rasaili, fait partie des personnes portées disparues à Rasuwa. C'est pour cela que nous sommes venus le chercher », a expliqué à l'AFP Subash Khatani, tout en scrutant avec anxiété les listes des victimes, courant d'un service à l'autre dans l'hôpital public Bir.

Mercredi, un soudain et puissant mur d'eau et de boue a submergé des villages et villes de la vallée de la rivière Trishuli dans le district de Nuwakot, au nord de Katmandou, et celle de la Bhotekoshi, à l'est de la capitale. Le district de Rasuwa, dans le nord du pays himalayen, a été le premier frappé. Mais la catastrophe a fait des victimes dans sept districts, les eaux ayant parcouru plus de 160 kilomètres vers le sud jusqu'à Chitwan, à proximité de la frontière avec l'Inde. Selon les derniers bilans de la police locale, la catastrophe a fait 270 victimes côté népalais, et trois autres au Tibet.

Des secouristes viennent en aide à des habitants bloqués dans une maison ensevelie sous la boue à la suite de crues soudaines à Trishuli, dans le district de Nuwakot (Népal), le 27 août 2026.  Photo Arun Sankar  / AFP
Des secouristes viennent en aide à des habitants bloqués dans une maison ensevelie sous la boue à la suite de crues soudaines à Trishuli, dans le district de Nuwakot (Népal), le 27 août 2026. Photo Arun Sankar / AFP
Un homme montre une photo de membres de sa famille portés disparus devant la caserne de Maithali, un centre d'entraînement de l'armée servant de base principale pour l'évacuation par voie aérienne des survivants de Rasuwa à la suite de crues soudaines et d'un glissement de terrain à Trishuli, dans le district de Nuwakot (Népal), le 27 août 2026. Photo Navesh Chitrakar / REUTERS
Un homme montre une photo de membres de sa famille portés disparus devant la caserne de Maithali, un centre d'entraînement de l'armée servant de base principale pour l'évacuation par voie aérienne des survivants de Rasuwa à la suite de crues soudaines et d'un glissement de terrain à Trishuli, dans le district de Nuwakot (Népal), le 27 août 2026. Photo Navesh Chitrakar / REUTERS

Afflux de blessés attendus

« Mon neveu était en route pour Rasuwa et échangeait encore avec ma sœur jusqu'à environ 8 heures hier matin », a raconté Chitra Bahadur Nepali, 52 ans, en montrant à l'AFP une photo de son proche sur son téléphone portable. Depuis, ils n'ont eu aucune nouvelle de Yubraj Sewak, chauffeur de profession. « Son nom ne figure sur aucune des listes que nous avons consultées, et un autre membre de notre famille est également porté disparu », se désole le quinquagénaire. L'hôpital Bir a indiqué que les victimes étaient soignées gratuitement et s'est dit « prêt » à accueillir un afflux de blessés, ont rapporté des médias locaux.

Vingt-quatre heures après son passage, les autorités népalaises restaient jeudi matin sans nouvelle de plus de 800 personnes, dont 517 touristes étrangers, selon un décompte du bureau népalais du tourisme. Parmi ce ressortissants étrangers figuraient 178 Indiens, 65 Américains, 53 Ukrainiens, 51 Malaisiens, 33 Britanniques, 25 Canadiens, 15 Australiens et 12 Israéliens, avait détaillé le bureau. De l'autre côté de la frontière, les médias d'Etat chinois ont rapporté que 558 personnes, dont 260 étrangers étaient toujours disparues après le passage des « torrents de boue » qui ont enseveli le point de passage frontalier terrestre Gyirong Port.

En Chine, une unité de 140 membres de la Police armée populaire, équivalente en Chine à la gendarmerie, a été déployée sur les lieux de la catastrophe, a indiqué la télévision publique CCTV. La chaîne a montré des images de membres du détachement en treillis et gilet orange avec des pelles à la main ainsi que des secouristes faisant voler des drones pour évaluer la situation et guider les sauveteurs. Les opérations restent confrontées à plusieurs difficultés, avec « l'instabilité d'un lac de barrage situé en amont » et « la route de montagne qui est étroite », a indiqué à la chaîne Li Qipu, un des membres de la Police armée populaire. Plus d'un millier de secouristes, avec chiens et drones, sont également mobilisés.

Des familles, sans nouvelles de leurs proches se pressaient jeudi dans un hôpital de Katmandou, espérant obtenir des informations au lendemain des coulées de boue qui ont tout emporté sur leur passage dans des vallées du Népal et de la région chinoise du Tibet, faisant au moins 273 morts. « Mon frère aîné, Ram Sharan Rasaili, fait partie des personnes portées disparues à Rasuwa. C'est pour cela que nous sommes venus le chercher », a expliqué à l'AFP Subash Khatani, tout en scrutant avec anxiété les listes des victimes, courant d'un service à l'autre dans l'hôpital public Bir. Lire aussi Le bilan de la crue dévastatrice au Népal et en Chine s'aggrave à 273 morts Mercredi, un soudain et puissant mur d'eau et de boue a submergé des villages et villes de la vallée de la rivière Trishuli...
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