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Monde - Diplomatie

Trump transmet au Congrès l’accord nucléaire avec l’Arabie saoudite et réitère qu'il est conditionné à une normalisation avec Israël

L'accord être remis aux commissions parlementaires. Sauf opposition dans un délai de 90 jours de session, il entrera en vigueur.

Trump transmet au Congrès l’accord nucléaire avec l’Arabie saoudite et réitère qu'il est conditionné à une normalisation avec Israël

Des oiseaux au-dessus du dôme du Capitole, siège du législatif américain, à Washington, le 7 août 2026. Photo Nathan Howard / REUTERS

Le président Donald Trump a transmis au Congrès un projet d’accord avec l’Arabie saoudite sur l’énergie nucléaire civile, tout en insistant sur le fait que le texte ne sera approuvé que si le Royaume normalise ses relations avec Israël, a indiqué mardi à l'agence Reuters un responsable de l’administration américaine.

L’accord, conclu en juillet, permettrait à des entreprises américaines d’exporter des technologies nucléaires civiles vers Riyad. D'une durée de 30 ans, il prévoit la construction de réacteurs AP1000, dans le cadre d’un projet évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars qui bénéficierait à Westinghouse, détenue conjointement par la société canadienne Cameco et Brookfield Asset Management.

Transmis au Congrès lundi, selon ce responsable qui a requis l’anonymat, l'accord devrait être remis aux commissions parlementaires mercredi, confirment deux sources au Congrès. Sauf opposition dans un délai de 90 jours de session, il entrera en vigueur. Si le Congrès venait à rejeter l’accord, Trump pourrait opposer son veto à cette décision. Pour passer outre ce veto, une majorité des deux tiers dans les deux chambres serait nécessaire.

L’ambassade saoudienne à Washington n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaire. On ignore comment Donald Trump entend faire avancer ses objectifs en transmettant l’accord au Congrès, qui dispose de 90 jours de session pour l’examiner.

Pas d'accord si l'Arabie ne rejoint pas les accords d'Abraham

« La position du président n’a pas changé : l’accord ne pourra aller de l’avant que si l’Arabie saoudite rejoint les accords d’Abraham », a affirmé le responsable américain dans un courriel, faisant référence aux accords négociés sous l’égide des États-Unis entre Israël et plusieurs pays arabes et à majorité musulmane en vue d’une normalisation des relations. Ces accords, conclus en 2020 et 2021, avaient été signés entre Israël et les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Maroc et le Soudan.

Quelques jours après avoir conclu l’accord nucléaire avec l’Arabie saoudite en juillet, Trump, qui avait déjà travaillé sur un accord similaire durant son premier mandat, avait fait de la normalisation avec Israël une condition à son entrée en vigueur. L’ancien président Joe Biden, qui avait lui aussi poussé en faveur d’un accord nucléaire, souhaitait également le conditionner à un établissement de relations avec l'État hébreu. Les diplomates estimaient que Riyad était proche de normaliser ses relations avec Israël en 2023, mais le déclenchement de la guerre menée par Israël à Gaza en octobre de cette année a changé la donne. L’Arabie saoudite exige depuis lors la création d’un État palestinien avant toute reconnaissance.

Plusieurs élus démocrates et des défenseurs de la non-prolifération ont critiqué l’accord nucléaire, qui n’interdit pas à l’Arabie saoudite d’enrichir de l’uranium ou de retraiter des déchets nucléaires, deux procédés susceptibles de permettre la fabrication d’une arme nucléaire. Les Émirats arabes unis avaient accepté de telles restrictions, considérées comme la référence la plus stricte en matière de non-prolifération, dans leur accord nucléaire civil conclu avec Washington en 2009. L’administration Trump affirme que l’accord contient les mesures de non-prolifération exigées par la loi.

En lançant la procédure, Trump ouvre la possibilité que le Congrès autorise l’accord sans exiger de normalisation avec Israël ni de garanties supplémentaires en matière de non-prolifération, a estimé Henry Sokolski, directeur du Nonproliferation Policy Education Center. « C’est loin d’être idéal si l’on veut vraiment empêcher l’enrichissement [de l’uranium] et obtenir la reconnaissance d’Israël », a-t-il déclaré.

Cet article est la traduction, réalisée par L'Orient-Le Jour, d'une dépêche publiée en anglais par l'agence Reuters.

Le président Donald Trump a transmis au Congrès un projet d’accord avec l’Arabie saoudite sur l’énergie nucléaire civile, tout en insistant sur le fait que le texte ne sera approuvé que si le Royaume normalise ses relations avec Israël, a indiqué mardi à l'agence Reuters un responsable de l’administration américaine.L’accord, conclu en juillet, permettrait à des entreprises américaines d’exporter des technologies nucléaires civiles vers Riyad. D'une durée de 30 ans, il prévoit la construction de réacteurs AP1000, dans le cadre d’un projet évalué à plusieurs dizaines de milliards de dollars qui bénéficierait à Westinghouse, détenue conjointement par la société canadienne Cameco et Brookfield Asset Management.Transmis au Congrès lundi, selon ce responsable qui a requis l’anonymat,...
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