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Lifestyle - Leur Grande Histoire D'amour

« Georges est différent des autres Libanais. Il n’en a rien à faire de ma couleur de peau »

Sophia*, Camerounaise, est arrivée au Liban pour y travailler après la mort de son premier mari. Avec Georges, un Libanais rencontré dans le minimarket du quartier, elle retrouve une liberté qui lui avait été volée. Découvrez le troisième épisode de notre série « Leur grande histoire d’amour »**.

« Georges est différent des autres Libanais. Il n’en a rien à faire de ma couleur de peau »

Une illustration de Mohamad Kraytem.

J’ai grandi à Yaoundé, au Cameroun, dans les années 1990. Les jeunes, à cette époque, n’ont qu’un rêve : l’ailleurs. Mais pas n’importe lequel : la « West Life » est à la mode. Dans mon baladeur, à la télé, tout ce que j’écoute ou regarde vient de là-bas, de l’Occident. Bizarrement, ce que je préfère, ce sont les histoires de guerre. Il faut que ce soit dur, qu’il y ait des larmes et du sang. Tout ça me procure un peu d’adrénaline et de l’adrénaline, j’en ai bien besoin, parce que la vie à la maison n’est pas très rigolote. Mon policier de père ne me laisse quasiment jamais sortir. De toute façon, je n’ai pas vraiment d’amis avec qui sortir. Je ne tiens pas tête à mon père. Du moins, pas avant de rencontrer Moussa* au lycée. À 17 ans, lassée de ne pouvoir traîner avec lui que pendant les courtes périodes de récré, je prends goût au...
J’ai grandi à Yaoundé, au Cameroun, dans les années 1990. Les jeunes, à cette époque, n’ont qu’un rêve : l’ailleurs. Mais pas n’importe lequel : la « West Life » est à la mode. Dans mon baladeur, à la télé, tout ce que j’écoute ou regarde vient de là-bas, de l’Occident. Bizarrement, ce que je préfère, ce sont les histoires de guerre. Il faut que ce soit dur, qu’il y ait des larmes et du sang. Tout ça me procure un peu d’adrénaline et de l’adrénaline, j’en ai bien besoin, parce que la vie à la maison n’est pas très rigolote. Mon policier de père ne me laisse quasiment jamais sortir. De toute façon, je n’ai pas vraiment d’amis avec qui sortir. Je ne tiens pas tête à mon père. Du moins, pas avant de rencontrer Moussa* au lycée. À 17 ans, lassée de ne pouvoir traîner avec lui que...
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