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Moyen-Orient - Focus

La bibliothèque Phénix, un phare de savoir sur les cendres de Gaza

Après avoir sauvé de la destruction des milliers de livres, Omar Hamad, aidé de son ami Ibrahim el-Masri, a ouvert fin avril une bibliothèque dans l'enclave palestinienne, havre inespéré pour étudiants, enfants et poètes, parenthèse enchantée au milieu du chaos.

La bibliothèque Phénix, un phare de savoir sur les cendres de Gaza

Des enfants s'emparent de livres dans la bibliothèque Phénix à Gaza, le 11 août 2026. Photo tirée du compte Instagram phoenix_library1 avec l'aimable autorisation de la bibliothèque

Le premier livre que ce passionné de lecture a sauvé de l’anéantissement en février 2024 s’appelait La catastrophe de la Palestine... un présage. « Trouver ce livre dans une bibliothèque en grande partie brûlée, en plein génocide, m’est apparu comme un signe du destin », raconte Omar Hamad joint le 11 juillet à Gaza par téléphone. L’accès à l’enclave occupée est interdite par Israël aux journalistes étrangers depuis le début de la guerre en octobre 2023. Il décrit ce moment cathartique avec tact : « Je suis resté assis pendant un quart d’heure à réfléchir. C’est là que j’ai décidé de sauver les livres de Gaza, avec en priorité ceux qui ont été imprimés dans l’enclave ou ailleurs en Palestine avant 1948 », confie-t-il.Ce jour-là, le trentenaire à la moustache bien taillée, au physique de roseau et aux yeux nostalgiques s’est lancé dans...
Le premier livre que ce passionné de lecture a sauvé de l’anéantissement en février 2024 s’appelait La catastrophe de la Palestine... un présage. « Trouver ce livre dans une bibliothèque en grande partie brûlée, en plein génocide, m’est apparu comme un signe du destin », raconte Omar Hamad joint le 11 juillet à Gaza par téléphone. L’accès à l’enclave occupée est interdite par Israël aux journalistes étrangers depuis le début de la guerre en octobre 2023. Il décrit ce moment cathartique avec tact : « Je suis resté assis pendant un quart d’heure à réfléchir. C’est là que j’ai décidé de sauver les livres de Gaza, avec en priorité ceux qui ont été imprimés dans l’enclave ou ailleurs en Palestine avant 1948 », confie-t-il.Ce jour-là, le trentenaire à la moustache bien taillée, au physique...
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