L’un des oléoducs reliant le Liban au territoire syrien, au niveau du camp de Nahr el-Bared, dans le Akkar, en feu, le 12 août 2026. Photo obtenue par notre correspondant Michel Hallak
La direction des installations pétrolières de Tripoli a indiqué dans un communiqué qu’un incendie s’était déclaré et avait été maîtrisé sur l’un des oléoducs reliant le Liban au territoire syrien, au niveau du camp de Nahr el-Bared, dans le Akkar, à une quinzaine de kilomètres au nord de Tripoli, selon un communiqué relayé par notre correspondant Michel Hallak.
La direction affirme que les causes de l’incendie restent pour l’heure inconnues, tant en ce qui concerne la fuite de produits pétroliers que l’origine du feu, qui s’est propagé aux champs de roseaux voisins. Dans un premier communiqué, elle avait toutefois indiqué que les premières investigations avaient montré que l’incendie n’était pas intentionnel.
Selon notre correspondant, des équipes de lutte contre les incendies et de maintenance des installations pétrolières de Tripoli, ainsi que des équipes de la Défense civile du centre de Bebnine, sont intervenues. Les opérations se poursuivent pour éteindre les flammes et réparer les défaillances à l’origine des fuites de produits pétroliers.
Hasard du calendrier, le ministre de l’Énergie, Joe Saddi, s’est rendu lundi sur le site des installations pétrolières, qui ont un rôle important à jouer dans deux projets soutenus par le gouvernement : servir de plateforme d’exportation vers la Méditerranée pour le pétrole irakien et de point d’entrée pour le gaz naturel que le Liban pourrait acheter dans un avenir proche afin d’alimenter la centrale de Deir Ammar.

