Des automobilistes entrent et sortent d'une station-service à La Puente, en Californie, le 7 août 2026. (Photo : Frédéric J. BROWN / AFP)
Les prix du pétrole ont de nouveau grimpé mercredi et les marchés boursiers évoluaient de façon contrastée, tous les regards tournés vers la publication de données clés sur l'inflation américaine, susceptibles d'orienter la politique de la Réserve fédérale en matière de taux d'intérêt.
Les investisseurs restaient sur leurs gardes avant la publication de l'indice des prix à la consommation (CPI), qui fait suite à un rapport publié la semaine dernière montrant que la première économie mondiale avait perdu plus de 20 000 emplois le mois dernier, signe d'un ralentissement du marché du travail.
Avec une inflation obstinément supérieure à l'objectif de 2 % de la Fed depuis plus de cinq ans — une situation aggravée par la guerre avec l'Iran depuis février — les responsables de la politique monétaire envisagent de plus en plus un relèvement des coûts d'emprunt. Lors de la réunion de juillet de la banque centrale, trois membres du conseil avaient plaidé pour une hausse, s'opposant à la décision finale de maintenir les taux inchangés, et les investisseurs parient désormais sur une annonce en ce sens avant la fin de l'année, certains anticipant même au moins deux hausses. Les analystes soulignent qu'une nouvelle publication du CPI et un autre rapport sur l'emploi sont attendus avant la prochaine réunion de la Fed en septembre.
Plus les prix du pétrole grimpent, plus les investisseurs anticipent un resserrement monétaire de la part de la Fed, et l'absence de progrès dans les discussions entre Washington et Téhéran sur un accord de réouverture du détroit d'Ormuz alimente cette dynamique haussière. Une déclaration du ministre pakistanais de la Défense, selon laquelle les deux parties seraient « proches d'une forme d'accord », avait suscité une lueur d'espoir mardi, avant de s'estomper. Ces propos faisaient suite à des demandes de compensation formulées de part et d'autre par Washington et Téhéran au sujet de cette guerre de cinq mois, chacun durcissant ses positions.
Parallèlement, un hélicoptère américain a tiré mardi des missiles sur la salle des machines d'un cargo battant pavillon panaméen qui tentait de forcer le blocus américain des ports iraniens, a annoncé l'armée américaine. La nouvelle selon laquelle l'Iran et Oman seraient engagés dans des discussions avancées en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz à une partie du trafic maritime n'a, elle, suscité que peu de réaction notable.
Les deux principaux contrats pétroliers ont progressé mercredi, portant leur hausse cumulée à environ 14 % sur la semaine écoulée. « Les prix du pétrole brut ont bondi ces derniers jours car le détroit d'Ormuz demeure de fait fermé, sans aucun signe de progrès entre les États-Unis et l'Iran », a écrit Fawad Razaqzada, de Forex.com. « Les dernières informations concernant des discussions entre Oman et l'Iran ont apporté un certain soulagement, mais il ne faut pas confondre discussions et véritable avancée. L'Iran a d'ailleurs affirmé que le détroit d'Ormuz resterait fermé tant que ses conditions ne seraient pas satisfaites. » Selon lui, les positions respectives des États-Unis et de l'Iran indiquent qu'« un éventuel accord reste encore lointain, ce qui maintient les risques orientés à la hausse pour les prix du pétrole ».
Les marchés actions ont fluctué dans l'attente de la publication du CPI, Séoul connaissant toutefois une nouvelle séance solide, effaçant une partie des lourdes pertes essuyées en juillet dans le secteur technologique. Le Kospi a bondi de plus de 3 %, porté par les fabricants de semi-conducteurs SK Hynix et Samsung, qui avaient pourtant été en première ligne de cette chute. Ces gains ont été soutenus par de solides résultats publiés par les géants américains de l'intelligence artificielle CoreWeave et Super Micro Computer, qui ont apaisé les inquiétudes entourant le boom d'investissement pluriannuel dont plusieurs observateurs s'interrogent sur la rentabilité future.
Tokyo, Shanghai, Taipei, Manille et Jakarta ont également terminé en hausse, tandis que Hong Kong, Sydney, Singapour, Mumbai et Wellington ont clôturé dans le rouge. Londres et Paris évoluaient peu à l'ouverture, tandis que Francfort progressait.
Principaux indicateurs vers 7h15 GMT
- West Texas Intermediate : EN HAUSSE de 0,4 % à 83,53 dollars le baril
- Brent (mer du Nord) : EN HAUSSE de 0,4 % à 89,26 dollars le baril
- Tokyo - Nikkei 225 : EN HAUSSE de 0,8 % à 67 524,06 points (clôture)
- Hong Kong - Hang Seng : EN BAISSE de 0,9 % à 25 416,51 points
- Shanghai - Composite : EN HAUSSE de 0,3 % à 3 946,68 points (clôture)
- Londres - FTSE 100 : STABLE à 10 841,86 points
- Euro/dollar : EN BAISSE à 1,1535 dollar, contre 1,1542 dollar mardi
- Livre/dollar : EN HAUSSE à 1,3507 dollar, contre 1,3506 dollar
- Dollar/yen : EN HAUSSE à 159,39 yens, contre 159,27 yens
- Euro/livre : EN BAISSE à 85,40 pence, contre 85,46 pence
- New York - Dow Jones : EN BAISSE de 0,3 % à 53 791,85 points (clôture)

