Des véhicules blindés israéliens manœuvrant dans le village voisin de Zaoutar el-Charkiyé, le 24 septembre 2026. Photo Ammar Ammar / AFP)
Le président Joseph Aoun a tour à tour critiqué, dans différents discours vendredi, Israël pour ses attaques ayant visé des secouristes pendant la guerre, estimant que l'Etat hébreu n'est « pas une exception » et doit respecter le droit international humanitaire, ainsi qu'à demi-mot, le Hezbollah qui refuse de remettre son arsenal à l'Etat.
Le président Joseph Aoun a d'abord condamné les attaques israéliennes visant des membres de la Croix-Rouge libanaise (CRL), affirmant que « même la guerre a des règles » et que le droit international humanitaire impose des obligations claires à toutes les parties à un conflit.« Israël n’est pas une exception », a-t-il lancé lors de la 12e Conférence régionale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, à Beyrouth. Il a rappelé que les frappes israéliennes avaient tué deux secouristes de la Croix-Rouge libanaise, alors qu’ils accomplissaient leur mission humanitaire. Selon un bilan officiel du ministère de la Santé publié en juin 2026, au moins 135 secouristes et personnels médicaux ont été tués dans les frappes israéliennes au Liban depuis le début du conflit le 2 mars 2026.
Plus tard, dans une critique plus voilée au Hezbollah, le chef de l’Etat a rendu hommage à l’armée et à ses « sacrifices même pour ceux qui se tiennent contre elle et contre l’Etat », en allusion à la milice chiite. « Malgré les circonstances difficiles que traverse le pays, l’institution militaire continue d’enchaîner les réalisations », a insisté le président libanais lors de la pose de la première pierre d’un projet de construction de logements pour la mutuelle des sous-officiers et des militaires près de Baabda. Il a assuré que « la confiance des Libanais est l’arme la plus importante » et qu’elle est source de « grande fierté ».