Une sculpture surplombant le détroit d’Ormuz est visible le long du front de mer dans la ville portuaire de Bandar Abbas, dans le sud de l’Iran, le 10 août 2026. Photo Atta KENARE / AFP
Le nouveau chef de la sécurité nationale iranienne a déclaré mardi que le détroit d’Ormuz restera fermé tant que les États-Unis ne modifieront pas leur attitude et n’accepteront pas les conditions posées par Téhéran, jetant le doute sur les espoirs d’une réouverture prochaine de cette voie maritime stratégique à la navigation.
« Tant que les États-Unis ne changeront pas de comportement et n’accepteront pas les conditions de l’Iran, le détroit d’Ormuz ne sera pas rouvert », a déclaré Mohsen Rezaei, proche allié du Guide suprême, l’ayatollah Mojtaba Khamenei, selon l’agence de presse semi-officielle Tasnim citée par Reuters.
Mohsen Rezaei, nommé dimanche secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a fait savoir que les conditions de Téhéran avaient été transmises à Washington par l’intermédiaire de médiateurs. Elles comprennent la fin de la guerre, le déblocage des avoirs iraniens gelés et la fin des combats dans la région, notamment au Liban et à Gaza. Il a également tenu à distinguer un éventuel accord avec Oman sur le transit par le détroit, de la réouverture de la voie maritime elle-même. « Si un accord est conclu entre l’Iran et Oman concernant la voie de transit à travers le détroit d’Ormuz, cet accord sera une question distincte de la fermeture du détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré.
Ces propos interviennent après que le Pakistan, l’un des principaux médiateurs aux côtés du Qatar, a estimé que les parties pourraient être proches d’un arrangement qui permettrait dans les faits de rouvrir cette voie maritime, par laquelle transitaient avant la guerre environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux. « Les signaux observés ces deux ou trois derniers jours indiquent que nous sommes proches d’une forme d’accord », a déclaré le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, à Bloomberg News.
Il reste que le président américain Donald Trump a formulé de son côté une nouvelle exigence, déclarant lundi que l’Iran devrait verser des compensations pour « les dommages qu’il a causés sur une période de 50 ans ». Il a aussi qualifié les négociateurs iraniens de « très retors ».

