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Politique - Liban-Sud

Nouvelle journée de destructions israéliennes, les habitants de Mansouri réclament leur retour dans leur village

Les hauteurs de Ali Taher ont été soumises à des tirs d’artillerie jusqu’aux premières heures de la matinée, tandis qu’un drone a largué un baril explosif sur le secteur.

Nouvelle journée de destructions israéliennes, les habitants de Mansouri réclament leur retour dans leur village

Des habitants de Mansouri réclament le retour dans leur village lors d'une manifestation pacifique, près d’un poste de l’armée libanaise, à proximité de l’entrée du village, le 10 août 2026. Photo parvenue à notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah

Moins d'une semaine après l'ordre d'évacuation émis par l'armée israélienne visant Mansouri, les habitants de cette localité du caza de Tyr ont manifesté lundi pour réclamer leur retour dans leur village, tandis que la municipalité a appelé l'État libanais à agir dans ce sens. En parallèle, toujours au Liban-Sud, les forces occupantes ont resserré leur étau autour des hauteurs de Ali Taher, où un drone a largué des barils explosifs, tandis qu'elles ont incendié des maisons à Khiam (Marjeyoun) et procédé à plusieurs dynamitages dans différents secteurs, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah.

En fin de matinée, des habitants de Mansouri se sont ainsi rassemblés près d’un poste de l’armée libanaise, à proximité de l’entrée du village, demandant à retourner chez eux. La localité avait été victime d'importants tirs d'artillerie nocturnes. Fin juillet, une soixantaine de familles habitaient toujours dans le centre la localité qui se retrouve coupée en deux par la « ligne jaune » qui délimite la « zone tampon » imposée par l’occupant. Mercredi dernier, l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation visant le village, après que des soldats israéliens avaient été tués et blessés dans l’explosion d’un engin piégé à Majdal Zoun, dans le caza de Tyr. Lors du rassemblement pacifique, le président du Conseil municipal de Mansouri a appelé l'État libanais à agir afin de permettre aux habitants de regagner leur village. « Cette mobilisation n'est dirigée contre personne. Nous protestons contre le fait que l'ennemi israélien nous empêche d'entrer dans notre village et de regagner nos maisons », a-t-il déclaré à notre correspondant, appelant le comité de supervision du cessez-le-feu (« Mécanisme ») à « faire pression sur Israël ».

Poursuite des dynamitages israéliens

Si des tirs d'artillerie israéliens se sont poursuivis sur les hauteurs de Ali Taher, colline stratégique située au sud de Nabatiyé, jusqu'aux premières heures de la matinée de lundi, un drone de l'armée israélienne a largué en début d'après-midi des barils explosifs sur le secteur. Peu après, des soldats israéliens ont incendié des maisons à Khiam, qui se trouve à quelque six kilomètres de la frontière. Plus au sud, Meis el-Jabal, localité adossée à la frontière, une troupe israélienne s'est infiltrée dans sa périphérie ouest avant de bombarder une habitation dans ce secteur où un incendie s'est déclaré. D'autres feux ont également été signalés dans une zone boisée située entre Bani Hayane et Markaba à la suite de tirs d'artillerie.

Lundi matin, l'armée israélienne a également procédé à de nouveaux dynamitages à Majdal Zoun (Tyr) et à Zoutar el-Charqiyé (Nabatiyé). Le Liban-Sud avait déjà connu, dans la nuit de dimanche à lundi, une série de dynamitages israéliens, notamment à Kfartebnit (Nabatiyé), à Haddatha (Bint Jbeil), ainsi qu'entre Taybé et Deir Seriane (Marjeyoun).

Les destructions à Bint Jbeil

Dans la journée de lundi également, une délégation de Bint Jbeil a remis au ministre de la Culture, Ghassan Salamé, un rapport détaillé sur les destructions « systématiques » dans la ville, lors d'une réunion au siège du ministère à Beyrouth. Intitulé « Bint Jbeil : chronique d'un crime », le document dresse un bilan détaillé des destructions ayant touché les quartiers résidentiels, les établissements commerciaux, scolaires, sanitaires et culturels, ainsi que des sites présentant une importance historique.

À l'issue de la réunion, le président de la municipalité a dit espérer que le ministre transmettrait le rapport aux organisations internationales concernées afin de « souligner que ce qui se passe constitue un crime de guerre ». Selon le responsable municipal, M. Salamé a indiqué au cours de la rencontre que le gouvernement libanais se préparait à se réunir afin de réaffirmer les demandes de la délégation et de « rejeter tout ce que fait l'ennemi israélien » à Bint Jbeil et dans les autres villages du Liban-Sud.

Moins d'une semaine après l'ordre d'évacuation émis par l'armée israélienne visant Mansouri, les habitants de cette localité du caza de Tyr ont manifesté lundi pour réclamer leur retour dans leur village, tandis que la municipalité a appelé l'État libanais à agir dans ce sens. En parallèle, toujours au Liban-Sud, les forces occupantes ont resserré leur étau autour des hauteurs de Ali Taher, où un drone a largué des barils explosifs, tandis qu'elles ont incendié des maisons à Khiam (Marjeyoun) et procédé à plusieurs dynamitages dans différents secteurs, rapporte notre correspondant au Liban-Sud, Mountasser Abdallah. En fin de matinée, des habitants de Mansouri se sont ainsi rassemblés près d’un poste de l’armée libanaise, à proximité de l’entrée du village, demandant à retourner...
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