Le président Joseph Aoun recevant le patriarche maronite Béchara Raï à Baabda, le 7 août 2026. Photo présidence libanaise
Le président de la République Joseph Aoun a reçu vendredi au palais de Baabda le patriarche maronite Béchara Raï, avec qui il s’est entretenu notamment du septième cycle de négociations entre le Liban et Israël, tenu cette semaine à Rome sous parrainage américain.
« Nous avons parlé des négociations de Rome, et du fait que le Saint-Siège est impliqué dans le dossier libanais, et nous devons être à la hauteur », a indiqué Mgr Raï à l’issue de l’entretien. devant la presse. Il a aussi dit avoir « félicité le président pour ses positions honorables, qui inspirent confiance à tous les Libanais ».
« Le président a affirmé que les négociations de Rome avaient été fructueuses, mais qu’Israël devait coopérer davantage et agir différemment, d’autant plus que les pourparlers se déroulent sous l’égide américaine », a souligné Mgr Raï. Il a également indiqué que M. Aoun était « préoccupé » par les attaques israéliennes, « comme nous le sommes tous », s’interrogeant : « Quel est donc le sens de mener des négociations alors qu’Israël commet les agressions qu’il commet ? »
Une septième session de négociations entre le Liban et Israël s’est déroulée mardi, mercredi et jeudi à Rome sous parrainage américain. Lors de ces réunions, Israël a refusé d’identifier de nouvelles zones dans le sud du Liban pour un retrait de son armée, avant la « vérification » du contrôle effectif par l’armée libanaise des premières « zones pilotes ». Un accord-cadre, signé fin juin entre le Liban et Israël, prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans des « zones pilotes » du sud du pays évacuées par Israël, sous réserve d’un désarmement du Hezbollah.
Interrogé sur les écoles catholiques des villages frontaliers, Mgr Raï a assuré qu’elles « n’ont pas fermé et que la question des frais de scolarité est en cours de résolution ». Il a aussi appelé au « retour des populations du Sud et à la poursuite des efforts de reconstruction ».
De son côté, le mufti jaafarite, cheikh Ahmad Kabalan, s’exprimant lors de son sermon du vendredi à la mosquée Imam Hussein, à Bourj el-Brajneh, dans la banlieue sud de Beyrouth, s’est adressé au président Aoun. « Gagnez l’ensemble de votre peuple, et pas seulement une partie de celui-ci, et vous gagnerez ainsi votre avenir national », lui a-t-il lancé.
Il a affirmé que les habitants du Liban-Sud font partie de la base populaire du président, avertissant que « celui qui perd le Sud perd le Liban ». Le mufti Kabalan a exhorté le président Aoun à partager les préoccupations des habitants du Sud concernant la souveraineté et la sécurité, et à éloigner le Liban de ce qu’il a décrit comme « l’agenda sécuritaire de Washington et les politiques pro-israéliennes ».
Au cours des réunions à Rome, Israël a refusé d’identifier de nouvelles zones dans le Liban-Sud où son armée pourrait se retirer avant la « vérification » du contrôle effectif exercé par l’armée libanaise sur les premières « zones pilotes ».
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si seulement le clerge se retenait de faire des commentaires politiques.
09 h 59, le 08 août 2026