Des forces américaines patrouillant en mer d'Arabie près du Touska, un cargo battant pavillon iranien, le 20 avril 2026. Photo publiée par le service de presse du Commandement central américain de l'US Navy/via AFP
Alors que les tensions connaissent un regain au Moyen-Orient après l’échec des négociations entre les États-Unis et l’Iran, un général américain du « US European Command » (EUCOM) a discrètement averti le Pentagone cette semaine être en manque de forces navales pour protéger Israël des missiles lancés depuis l’Iran ou d'ailleurs, écrit samedi le Washington Post.
Selon le journal américain, qui cite des sources ayant requis l’anonymat, « le général Alexus Grynkewich, commandant du EUCOM, a informé par écrit de hauts responsables du Pentagone que, faute d'un destroyer supplémentaire de la marine, il serait contraint de privilégier la défense du territoire américain au détriment de celle d'Israël ». Le Pentagone et le EUCOM n’ont pas répondu aux sollicitations du journal, qui n’a pas pu non plus joindre l’ambassade d’Israël à Washington.
Le président américain Donald Trump avait annoncé vendredi de nouvelles frappes contre l’Iran, et il n’est pas exclu que l’armée israélienne se joigne à l’armée américaine dans ce nouveau round, ce qui mettrait le territoire israélien de nouveau à risque d’être frappé par des missiles iraniens ou lancés par un des alliés de Téhéran. La guerre contre l’Iran, commencée le 28 février, avait impliqué les deux alliés, mais l’armée israélienne a été exclue de la dernière escalade. Ce n’est pas la première fois que des sources américaines évoquent un manque de munitions après les frappes intenses menées contre le territoire iranien.

