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Dernières Infos - Syrie:

« Le rêve de mon enfance » : première promotion de femmes policières après la chute d'Assad


Les nouvelles cadettes de la nouvelle académie de police féminine défilent lors de la cérémonie de remise des diplômes de la première promotion, à l'issue d'un programme de formation de six mois, à al-Tal, dans la banlieue nord de Damas, le 22 septembre 2026. Photo Bakr ALkasem / AFP

Quelque 150 Syriennes sont devenues mardi près de Damas les premières diplômées de la nouvelle académie de police pour femmes du pays, où les autorités islamistes s'emploient à rebâtir l'appareil de sécurité. Lors de la cérémonie, les nouvelles policières, portant pour la plupart un foulard sous leurs casquettes ou bérets, ont défilé, armes à la main, avant de retrouver leurs familles dans la joie.

La générale de brigade Houda Sarjawi, directrice de l'Institut de police des femmes d'al-Tal, au nord de Damas, a déclaré à l'AFP qu'il s'agissait de la première promotion de policières dans la « nouvelle Syrie ». « La participation des femmes dans le secteur de la sécurité est une nécessité sociale », a-t-elle affirmé, ajoutant que les diplômées avaient suivi un entraînement militaire ainsi que des cours portant notamment sur le droit et les droits humains.

Le ministre de l'Intérieur Anas Khattab, présent à la cérémonie, a déclaré sur X que cette remise de diplômes reflétait la contribution des femmes « au service de la nation et de la société ». « Devenir policière était le rêve de mon enfance », a déclaré l'une des diplômées, May Aklajneh, 22 ans.

Les autorités avaient inauguré en mars cette académie de police pour femmes. Les nouvelles recrues vont rejoindre les forces de sécurité du ministère de l'Intérieur.

Du temps de Bachar el-Assad, renversé fin 2024 par une coalition islamiste, la police et l'armée comptaient des femmes mais en nombre limité.

Depuis, des femmes ont intégré la nouvelle police touristique, mais l'armée est fermée au recrutement de femmes soldats.

Dans le nord-est du pays, d'anciennes combattantes des Unités de protection de la femme (YPJ, kurdes) sont en discussion avec le ministère de l'Intérieur au sujet de leur intégration dans les forces de sécurité de l'Etat.

Les YPJ faisaient partie des Forces démocratiques syriennes (FDS), dirigées par les Kurdes, qui ont été récemment dissoutes dans le cadre d'un accord conclu en janvier sur l'intégration des forces et institutions kurdes au sein de l'Etat.

Mme Sarjawi a indiqué que des représentantes des YPJ avaient assisté à la cérémonie mardi et que leur processus d'intégration était « en cours ».

La communauté internationale appelle régulièrement les autorités islamistes à respecter les libertés, protéger les minorités et inclure toutes les composantes syriennes, y compris les femmes, dans la transition.


Quelque 150 Syriennes sont devenues mardi près de Damas les premières diplômées de la nouvelle académie de police pour femmes du pays, où les autorités islamistes s'emploient à rebâtir l'appareil de sécurité. Lors de la cérémonie, les nouvelles policières, portant pour la plupart un foulard sous leurs casquettes ou bérets, ont défilé, armes à la main, avant de retrouver leurs familles dans la joie.La générale de brigade Houda Sarjawi, directrice de l'Institut de police des femmes d'al-Tal, au nord de Damas, a déclaré à l'AFP qu'il s'agissait de la première promotion de policières dans la « nouvelle Syrie ». « La participation des femmes dans le secteur de la sécurité est une nécessité sociale », a-t-elle affirmé, ajoutant que les diplômées avaient suivi un entraînement...