La commission des Finances réunie au Parlement le 30 juillet 2026. Photo Ani
La commission des Finances réunie jeudi au Parlement a presque achevé l’examen du projet de loi de résolution bancaire qu’elle examine depuis plusieurs séances et devrait pouvoir la transmettre à la présidence du Parlement à l’issue d’une dernière séance programmée lundi, selon le président de la commission Ibrahim Kanaan.
« Nous avons achevé aujourd'hui l'examen des 29 articles de la loi sur la restructuration des banques, après plus d'un mois de discussions. Il ne reste plus que l'annexe relative à la hiérarchie des fonds requis qui fait une page et demi », a déclaré le député (ex-Courant patriotique libre) à L’Orient-Le Jour. La commission examinera également deux autres projets de loi : l'un portant sur la déclaration des fonds aux frontières et l'autre sur la prolongation du délai de la loi sur l'acquisition de biens immobiliers par les étrangers, selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle). Ibrahim Kanaan a ajouté qu'il préparerait son rapport dans les prochains jours afin que les textes puissent être transmis dès lundi au secrétariat général et à la présidence du Parlement.
Les ministres des Finances, Yassine Jaber, et de la Justice, Adel Nassar ont participé à la réunion.
Le projet contient des amendements à la loi sur la résolution bancaire adoptée pendant l’été 2025 mais qui s’éloigne des exigences imposées par le Fonds monétaire international (FMI) que le Liban a approché en 2020, en pleine crise économique et financière, afin de tenter de souscrire à un programme d’assistance financière. Celui-ci est conditionné à la mise en œuvre de réformes. Sous l’impulsion du gouverneur de la Banque du Liban, Karim Souhaid, la commission a déjà effectué certaines modifications qui risquent de ne pas convenir au FMI.
Jeudi, Ibrahim Kanaan a aussi souligné que le projet de loi sur la régularisation financière et la restitution des dépôts faisait toujours l'objet de discussions au Grand Sérail et que l'enjeu principal demeurait le financement du futur mécanisme de restitution des dépôts.

