Perdu. Un artiste. Répond au nom de Ziad Rahbani. Dernière fois aperçu entre des communiqués familiaux, un débat juridique et des milliers de souvenirs. Si vous le retrouvez, évitez surtout de lui demander à qui il appartient…
Cette semaine, les pages Culture avaient des airs de réunion de famille. D’un côté, Ziad Rahbani et cette question vertigineuse : à qui appartient un artiste après sa mort ? De l’autre, Sarah Biasini, qui raconte avoir passé sa vie à s’excuser d’être « la fille de Romy Schneider ». Plus loin, Maro Partamian, qui ressuscite le Baalbeck des années 1960 avec une simple photographie signée par Tom Krause. Dans ces trois histoires, un même angle : l’héritage. Il y a ceux qui le revendiquent. Ceux qui le portent comme un fardeau. Et ceux qui le transmettent, presque sans y penser. Pendant que juristes, familles et commentateurs débattent de la propriété des œuvres, les chansons, elles, continuent de circuler. Elles passent d’une voiture à un café, d’une génération à l’autre, sans demander la permission. Les artistes ont des héritiers. La mémoire, n’en a pas. Heureusement !
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