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Dernières Infos - Bosnie

Le sanctuaire catholique marial de Medjugorje vandalisé, un suspect arrêté


Environ un million de personnes se rendent chaque année à Medjugorje. Photo AFP

La police bosnienne a indiqué mardi avoir arrêté une personne soupçonnée d'avoir vandalisé le populaire sanctuaire catholique marial de Medjugorje et mis le feu à son église, un acte qui a provoqué la sidération. Cet incident s'est produit dans la nuit de lundi à mardi, quelques jours avant « Mladifest » (du 1er au 6 août), une rencontre internationale de prière qui rassemble chaque année à Medjugorje plus de 50.000 jeunes du monde entier.

Le sanctuaire de Medjugorje (sud), à 140 km de Sarajevo, est un site de pèlerinage catholique mondialement connu. Il est visité chaque année par plus d'un million de personnes.

Dans un premier communiqué, la police a fait état de la dégradation « par des messages offensants » de la statue centrale représentant la Vierge sur la « Colline des apparitions », et d'un incendie « volontaire » survenu dans l'autel extérieur de l'église Saint-Jacques de Medjugorje, au cœur du sanctuaire. « Une personne soupçonnée d'être liée aux événements survenus » à Medjugorje a été arrêtée près de Medjugorje, a indiqué la police plus tard dans la journée. Interrogée à propos de la nationalité du suspect, une porte-parole de la police a déclaré à l'AFP que l' « identification (était) en cours ». Selon des photos publiées par des médias locaux et d'autres envoyées à l'AFP par une fidèle sur les lieux, le visage et les mains de la Vierge ont été maculés avec de la peinture noire, et le message en anglais « Devil in a skirt » (Diable en jupe) a été écrit sur le socle de la statue.

« Voyants » visés

Par ailleurs, une banderole avec les noms des « voyants », qualifiés en polonais d' « imposteurs », a été accrochée à la clôture autour de la statue.

Le Vatican a annoncé en 2024 une décision (« Nihil obstat ») du Dicastère (ministère) pour la doctrine de la foi reconnaissant le sanctuaire de Medjugorje, louant « l'abondance des fruits spirituels » de ce lieu, sans toutefois se prononcer sur les « messages présumés » de la Vierge aux fidèles, communiqués régulièrement par les six personnes qui l'y auraient vue en 1981 - appelés les « voyants » - et qui affirment continuer à avoir des « visions ». Cette décision a donné un « feu vert à la dévotion et à l'expérience spirituelle » des fidèles, une reconnaissance qui toutefois « n'implique pas un jugement sur la vie morale des présumés voyants ».

« C'est avec une grande tristesse que nous avons appris l'acte de vandalisme qui a porté atteinte aux lieux de prière de notre paroisse », a indiqué dans un communiqué le bureau paroissial de Medjugorje, en invitant les fidèles « à répondre à cet événement (...) par la prière, le jeûne et le pardon ». Le Conseil interreligieux bosnien, une institution qui veille à la bonne entente entre différentes confessions de ce pays multiethnique, a dénoncé des « actes de vandalisme », constituant une atteinte « aux sentiments des fidèles catholiques, mais aussi une attaque contre la paix, le respect mutuel et la dignité de tous les habitants » du pays, lit-on dans un communiqué.

La police bosnienne a indiqué mardi avoir arrêté une personne soupçonnée d'avoir vandalisé le populaire sanctuaire catholique marial de Medjugorje et mis le feu à son église, un acte qui a provoqué la sidération. Cet incident s'est produit dans la nuit de lundi à mardi, quelques jours avant « Mladifest » (du 1er au 6 août), une rencontre internationale de prière qui rassemble chaque année à Medjugorje plus de 50.000 jeunes du monde entier.Le sanctuaire de Medjugorje (sud), à 140 km de Sarajevo, est un site de pèlerinage catholique mondialement connu. Il est visité chaque année par plus d'un million de personnes.Dans un premier communiqué, la police a fait état de la dégradation « par des messages offensants » de la statue centrale représentant la Vierge sur la « Colline des apparitions », et...