Rechercher
Rechercher

Lifestyle - nos petites guerres

Le goût amer d’une guerre à venir, une chronique de Sabyl Ghoussoub


Le goût amer d’une guerre à venir, une chronique de Sabyl Ghoussoub

Illustration Charles Berberian et Michèle Standjofski issue de la bande dessinée « Et toi, comment ça va ? »

En mars 2026, je commençais mes chroniques avec la reprise intensive d’une guerre qui ne s’était jamais vraiment arrêtée. Mon premier texte commençait ainsi : « Il y a une impression d’octobre 2024, de juillet 2006, de juin 1982 dans Beyrouth. » Je conduisais sur la corniche, Wafa’a était assise près de moi, elle cherchait sur son iPhone un billet d’avion pour quitter Beyrouth au plus vite. Le cœur serré. Elle est partie, je suis resté.J’ai suivi la vie des habitants de ce pays, j’ai voulu faire entendre leurs histoires, leurs rires et leurs larmes. Je n’ai jamais autant aimé les femmes et les hommes qu’en temps de guerre. J’ai appris à les aimer sous les bombes, les aimer inconditionnellement. Puis les raconter. La guerre ne s’est toujours pas vraiment arrêtée, on ne sait pas quand elle reprendra, c’est dans cet entre-deux bâtard que la...
En mars 2026, je commençais mes chroniques avec la reprise intensive d’une guerre qui ne s’était jamais vraiment arrêtée. Mon premier texte commençait ainsi : « Il y a une impression d’octobre 2024, de juillet 2006, de juin 1982 dans Beyrouth. » Je conduisais sur la corniche, Wafa’a était assise près de moi, elle cherchait sur son iPhone un billet d’avion pour quitter Beyrouth au plus vite. Le cœur serré. Elle est partie, je suis resté.J’ai suivi la vie des habitants de ce pays, j’ai voulu faire entendre leurs histoires, leurs rires et leurs larmes. Je n’ai jamais autant aimé les femmes et les hommes qu’en temps de guerre. J’ai appris à les aimer sous les bombes, les aimer inconditionnellement. Puis les raconter. La guerre ne s’est toujours pas vraiment arrêtée, on ne sait pas quand elle reprendra,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut