Scène de destruction à Mayfadoun, dans le caza de Nabatiyé, après un bombardement israélien, le 5 septembre 2026. Photo Ammar Ammar / AFP
L'armée israélienne a ordonné tôt samedi matin aux habitants d'un quartier de Arabsalim, un village du caza de Nabatiyé situé au nord de la « zone tampon » occupée, d'évacuer les lieux avant un bombardement.
Dans un premier avertissement de ce type depuis mi-juin, l'armée a identifié un bâtiment du village qu'elle s'apprête à frapper et ordonné aux habitants de l'immeuble et de ses environs de s'en éloigner d'au moins 300 mètres.
Un avertissement lancé juste après 6h du matin, après que l'armée a accusé le Hezbollah d'une nouvelle attaque présumée de drones.
Le Hezbollah a « lancé deux drones suicides en direction de nos forces » dans la zone tampon au Liban-Sud », selon un communiqué militaire. Le texte précise que des « soldats ont ouvert le feu sur l’un des drones et l’ont intercepté » et que l'attaque présumée n'a fait aucun blessé. L'armée « mène actuellement des frappes dans le sud du Liban en réponse à cette attaque. »
Depuis le 15 août, Israël a accusé à plusieurs reprises le Hezbollah d'attaques de drones, qui n'ont pas été revendiquées par le parti-milice. Chacune de ces accusations a été suivie de bombardements sur des villages situés hors de la « zone tampon » occupée. Le 15 août, des raids sur Deir Zahrani et Ansar avaient fait 11 morts. Arabsalim avait ensuite été frappé et une jeune femme avait été tuée. Dans la nuit de vendredi à samedi, l'aviation israélienne avait mené plusieurs raids sur des villages du Sud et la Békaa, qui avaient eux fait quatre morts.

