Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Dans La Presse

Des dizaines de combattants du Hezbollah seraient encerclés dans un tunnel sous la colline de Ali al-Taher

Selon l'armée israélienne, ces combattants sont à court de vivres et d'eau. Des contacts seraient en cours pour garantir leur évacuation.

Des dizaines de combattants du Hezbollah seraient encerclés dans un tunnel sous la colline de Ali al-Taher

De la fumée s'élève de la colline de Ali el-Taher », à Nabatiyé, après d'intenses bombardements israéliens le dimanche 31 août 2026. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah

Des dizaines de miliciens du Hezbollah, dont des membres de la force d'élite al-Radwan, sont encerclés dans des souterrains au niveau de la colline stratégique de Ali al-Taher près de Nabatiyé, s'il faut en croire des informations rapportées par le New York Times (NYT) ainsi que dans la presse israélienne.

Citée par le NYT, l'armée israélienne affirme que « des milliers » de ses soldats ont encerclé une « forteresse souterraine du Hezbollah sous les collines du Liban-Sud », piégeant des dizaines de combattants qui sont désormais à court de vivres et d'eau. « Nous supposons qu'ils sont piégés et qu'ils cherchent une solution », a indiqué une porte-parole militaire, et attendent de voir s'ils « doivent nous combattre, se rendre ou attendre un changement de situation, que ce soit un cessez-le-feu ou un retrait israélien. »

Selon des médias israéliens, des contacts sont en cours pour garantir la sortie de ces combattants sains et saufs, mais le gouvernement serait contre cette option et préfèrerait qu'ils se rendent. L’État hébreu considérerait cet incident comme une manière de vider les souterrains ainsi que la région de l'infrastructure militaire du parti chiite. Les combattants, eux, préféreraient rester sous terre, en attendant une solution.

Centre de commandement militaire souterrain

L'armée israélienne tente depuis plusieurs semaines de mettre la main sur la colline de Ali al-Taher, après avoir réussi à prendre le château de Beaufort. Cette colline a une valeur à la fois symbolique et stratégique. Située au nord du fleuve Litani, elle est considérée comme importante parce qu’elle surplombe une bonne partie du Sud-Est libanais, notamment le château de Beaufort et toute la vallée avoisinante, ainsi que le caza de Nabatiyé et même l'Iqlim al-Touffah et les hauteurs de Rihane dans le caza de Jezzine. Les Israéliens accusent le Hezbollah d’avoir fait de cette colline et de tout ce qui l’entoure leur véritable centre de commandement militaire au Liban-Sud, hors de la zone d'opérations de la Force intérimaire de l'ONU (Finul) et de la région dans laquelle l'armée libanaise s'était engagée à commencer à désarmer le parti chiite. Des experts israéliens cités par le NYT indiquent que la construction – avec l'aide de l'Iran – de ce complexe de tunnels a duré plus de 20 ans et qu'il s'agit du quartier général de l'unité Badr du Hezbollah, considérée comme faisant partie de sa ligne d'opérations avancée contre Israël. Cette unité est l'une des principales forces du parti au Liban-Sud depuis 2024.

L'armée israélienne reste positionnée autour de cette colline depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu samedi dernier, mais sans tenter de nouvelles avancées depuis, et elle a empêché à de nombreuses reprises, au moyen de frappes et de tirs, les habitants des villages jouxtant ces hauteurs de s'en approcher.

Des dizaines de miliciens du Hezbollah, dont des membres de la force d'élite al-Radwan, sont encerclés dans des souterrains au niveau de la colline stratégique de Ali al-Taher près de Nabatiyé, s'il faut en croire des informations rapportées par le New York Times (NYT) ainsi que dans la presse israélienne. Citée par le NYT, l'armée israélienne affirme que « des milliers » de ses soldats ont encerclé une « forteresse souterraine du Hezbollah sous les collines du Liban-Sud », piégeant des dizaines de combattants qui sont désormais à court de vivres et d'eau. « Nous supposons qu'ils sont piégés et qu'ils cherchent une solution », a indiqué une porte-parole militaire, et attendent de voir s'ils « doivent nous combattre, se rendre ou attendre un changement de situation, que ce soit un...