Un avion Air Tractor AT-802F « Fire Boss » déverse de l'eau sur un incendie de forêt qui fait rage près de San Martín de Valdeiglesias, à environ 70 km à l'ouest de Madrid, le 26 juillet 2026. (Photo de César MANSO / AFP)
Déjà installée sur le centre et le sud-est de la France, la canicule s'étend mardi à une large partie ouest du pays, qui fait face à une nouvelle vague de chaleur comme plusieurs autres pays européens.
Mardi à partir de midi (10H00 GMT), 43 départements sur les 101 que compte la France seront placés en vigilance orange par Météo-France, qui va encore élargir le périmètre de ce seuil d'alerte mercredi à un total de 67 départements.
« Les canicules ne s'arrêtent pas. A chaque fois, on pense que ça se termine et en fait ça revient », se lamente Ayse Gurbuz, 25 ans, étudiante en droit qui révise sur un banc ombragé de la place des Célestins, à Lyon (centre-est).
« Je n'en peux plus. Je vis dans un petit studio dans lequel l'air ne circule pas, donc c'est très compliqué, vraiment dur », ajoute la jeune femme.
Et cela risque de durer. Un pic est attendu « vers le milieu de la semaine », après des maximales en hausse mardi : des pointes de 38 à 39°C sur le pourtour méditerranéen, selon Météo-France, puis des maximales de 36 à 39°C mercredi dans les départements en vigilance orange. Lundi dans le Var (sud-est), le mercure a dépassé les 40°C à certains endroits.
Il ne s'agit pas d'une « nouvelle » canicule à proprement parler, précise l'agence météorologique, mais plutôt de la suite de la troisième vague de chaleur qui a démarré le 28 juillet et ne s'est toujours pas arrêtée, au moins dans le sud-est. Mais elle s'amplifie et gagne une plus grande partie du pays.
Avant les trois canicules, un premier épisode de températures élevées particulièrement précoce avait touché la France à la fin mai.
Continent qui se réchauffe le plus vite à l'échelle de la planète, l'Europe affronte en ce début août une nouvelle vague de chaleur, après un mois de juillet le plus chaud jamais enregistré pour presque 120 millions d'Européens, en particulier au Royaume-Uni, en France et en Espagne.
Plusieurs agences météorologiques nationales ont annoncé de nouveaux épisodes de canicule, après des records inédits le mois dernier.
Exaspérant une population à bout, les canicules à répétition exacerbent également le risque incendies. La sécheresse est elle aussi à des niveaux records.
La vaste majorité du Rhin et de la Tamise, quelque deux tiers du Danube et de longs tronçons du Rhône et du Pô ont atteint des débits d'une faiblesse inédite en moyenne pour un mois de juillet en 34 ans de mesures, selon une analyse des données publiées lundi par Copernicus.


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