Un homme observe les destructions causées par les attaques israéliennes à Nabatiyé, le 15 juin 2026. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour
La commission parlementaire des droits de l’homme s’est réunie mardi sous la présidence du député Michel Moussa, en présence du ministre de la Justice Adel Nassar, ainsi que d’un représentant du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l’homme avait annoncé le 10 juin l’envoi d’une mission au Liban afin d’enquêter sur les violations du droit international commises depuis le début de la guerre en mars.
À l’issue de la séance, M. Moussa a indiqué que les discussions avaient porté sur les attaques israéliennes contre le Liban, qu’il a qualifiées de violations répétées du droit international humanitaire, touchant les civils et les infrastructures. Il s’est interrogé sur le « silence général » de la communauté internationale, « alors même que les pays qui ont élaboré les lois, les conventions et les normes internationales auraient dû condamner ces violations ». Il a précisé que des échanges avaient eu lieu avec le représentant du Haut-Commissariat, notamment sur les mécanismes de documentation des violations, rappelant que le gouvernement libanais avait demandé l’envoi d’une mission d’établissement des faits des Nations unies au Liban.
« Cette initiative du gouvernement, limitée à trois mois, est positive et importante, mais nous demandons davantage : que le gouvernement sollicite une commission d’enquête et saisisse la Cour pénale internationale », a de son côté déclaré la députée Halima Kaakour, dénonçant des violations commises par « l’ennemi israélien » depuis deux ans.
Le député Melhem Khalaf a pour sa part dénoncé « un châtiment collectif », marqué par des déplacements forcés de populations et des destructions massives, évoquant une forme d’« urbicide » touchant à la fois les populations et leur patrimoine civilisationnel, ainsi que la destruction systématique de villes et de villages.

