Vue de Dbayeh, au nord de Beyrouth, dans un nuage de pollution. Photo AFP/JOSEPH EID / AFP
La ministre de l’Environnement Tamara Elzein a tenu dimanche une conférence de presse pour annoncer la signature d’un mémorandum d’entente entre son ministère et plusieurs institutions qui accueilleront des stations de mesure de la qualité de l’air et des capteurs de pollution à faible coût (micro-appareils mesurant les particules fines - PM2,5 - et les gaz). Ces appareils seront installés dans différents quartiers de la capitale, et formeront un réseau de mesure de la qualité de l’air, a-t-elle expliqué.
Ce projet est financé par le Fonds de l’environnement mondial (GEF), et mis en place par le ministère et le Bureau des Nations unies pour les services aux projets (Unops). « En raison du financement limité, il ne sera mis en place, dans un premier temps, qu'à Beyrouth », a précisé Mme Elzein.
Le projet permettra, à terme, de publier un indice de la qualité de l’air et de comprendre le lien entre la pollution et ses causes, de fournir aux Libanais des informations essentielles mais aussi de développer un système d’alerte en cas de pics de pollution, destiné à mettre en garde les populations vulnérables, telles les personnes du troisième âge ou celles souffrant de troubles pulmonaires, a-t-elle précisé.
Le Liban souffre d’un problème de pollution de l’air chronique, venant de trois sources, selon Mme Elzein : les générateurs alimentés au mazout répartis sur tous les quartiers (première source de pollution), le secteur du transport (un tiers environ des polluants), et, en troisième lieu, les industries et les émanations provenant des décharges sauvages.
Un réseau de mesure de la qualité de l’air installé précédemment et géré par le ministère de l’Environnement est hors service depuis de nombreuses années. Seules quelques mesures limitées dans l’espace et le temps, effectuées par quelques institutions, rendaient disponibles certaines données sur les polluants dans l’air.
Les stations seront installées dans un premier temps à l’Université Saint Joseph (USJ), l’Université libano-américaine (LAU), le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS), ainsi qu'au port de Beyrouth, à la Chambre de commerce et d’industrie, au ministère de l’Energie et à l’Institut de recherche industrielle (IRI), sans compter le ministère de l’Environnement lui-même.


