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Moyen-Orient - Guerre

Chareh prêt à dialoguer avec le Hezbollah « si cela sert les intérêts » de Beyrouth et Damas, dément vouloir intervenir au Liban

Nawaf Salam salue les positions « fraternelles » du président syrien qui « mettent un terme aux spéculations. »

Le président syrien Ahmad el-Chareh. Photo d'archives AFP

Le président syrien, Ahmad el-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre, après que son homologue américain, Donald Trump, a suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer.

« Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires », a affirmé le chef de l'Etat syrien dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision Al-Mashhad. « La Syrie est très préoccupée par la situation intérieure du Liban car la sécurité et la stabilité du Liban sont indissociables de celles de la Syrie », a-t-il martelé. Interrogé sur la possibilité de dialoguer avec le Hezbollah, il a répondu : « Si cela sert les intérêts du Liban et préserve ceux de la Syrie, pourquoi pas ? ».

Solutions économiques, politiques et sociales

Le même jour, Donald Trump a déclaré à Fox News être « déçu qu'Israël ne parvienne pas à vaincre le Hezbollah », ajoutant, au sujet de la lutte contre ce groupe armé : « Je suis sur le point de la confier à la Syrie ». Peu auparavant, au sommet du G7 en France, le président américain avait dit : « Si Israël ne peut pas faire le boulot sans tuer tout le monde, il (M. el-Chareh, ndlr) le fera ».

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient le 2 mars en tirant des roquettes sur Israël pour venger l'assassinat, quelques jours plus tôt, du guide suprême iranien Ali Khamenei, son soutien, au cours de frappes américano-israéliennes. Israël a riposté par des bombardements aériens et une offensive terrestre. L'accord irano-américain signé cette semaine visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient inclut le Liban, où les combats se sont arrêtés samedi soir.

Dans son interview dimanche, le chef de l'Etat syrien a assuré que son pays avait « proposé aux Etats-Unis que la guerre cesse », ajoutant : « il faut trouver diverses solutions, notamment économiques, politiques et sociales, y compris le rétablissement des relations et de l'axe économique vital entre la Syrie et le Liban ». « Parallèlement, il est nécessaire de mettre en place des mesures de sécurité qui répondent en priorité aux préoccupations syriennes et libanaises mais aussi à celles d'Israël », a-t-il poursuivi.

Le Hezbollah a combattu pendant la guerre civile en Syrie aux côtés de l'ex-président Bachar el-Assad. De ce fait, Ahmad el-Chareh, qui a renversé ce dernier en 2024, est profondément hostile à ce mouvement. La Syrie a dominé le Liban pendant des décennies à la suite de l'intervention de son armée au moment de la guerre civile de 1975-1990, ne se retirant qu'en 2005, ce qui rend toute nouvelle implication militaire extrêmement délicate.

« La Syrie dispose de nombreux moyens pour avoir un impact positif au Liban mais cela dépend avant tout de l'accord du Liban », a encore dit le chef de l'Etat.

Des positions « sincères et fraternelles », selon Salam

Après les propos de M. Chareh sur al-Machaad, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a salué, dans un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie syrienne Assaad el-Chaïbani, la prise de position « sincère et fraternelle » du président syrien. Selon M. Salam, ces propos « mettent un terme aux spéculations concernant les intentions de la Syrie envers le Liban ». L'entretien a également permis, selon le Premier ministre, de « réaffirmer la solidité des relations » entre Beyrouth et Damas et l'importance de « poursuivre les efforts visant à les consolider sur de nouvelles bases de coopération, d’État à État, fondées sur les intérêts communs. »

Le 9 mai, Nawaf Salam avait présidé la visite d'une délégation ministérielle à Damas et s'était entretenu avec Ahmad el-Chareh, dans une réunion qui ambitionnait de tourner une nouvelle page dans les relations entre les deux pays, fondée sur le respect mutuel de leur souveraineté et de leurs frontières, ainsi que sur une coopération dans les domaines sécuritaire, politique, économique et commercial.

Le président syrien, Ahmad el-Chareh, a démenti dimanche que son pays cherche à intervenir militairement au Liban, où Israël et le Hezbollah sont en guerre, après que son homologue américain, Donald Trump, a suggéré à plusieurs reprises que Damas pourrait s'impliquer.« Nous recherchons des canaux économiques entre le Liban et la Syrie et non des canaux militaires », a affirmé le chef de l'Etat syrien dans un entretien diffusé sur la chaîne de télévision Al-Mashhad. « La Syrie est très préoccupée par la situation intérieure du Liban car la sécurité et la stabilité du Liban sont indissociables de celles de la Syrie », a-t-il martelé. Interrogé sur la possibilité de dialoguer avec le Hezbollah, il a répondu : « Si cela sert les intérêts du Liban et préserve ceux de la Syrie, pourquoi pas ?...
commentaires (2)

RE Bonjour Beyrouyh! cette Phto me provoque une allergie à chaque fois ...ouii 1975 guerre civile..la syrie n'a rien repsecté...rien puisque considérant le lIban comme leur province ... Pire elle a semé chaos et destrction en s'alliant un jour d'un coté puis de l'autre ! PS/Precision uiile :aux lecteurs qui raisonnent par "dieu interposé "Mes parents sont du sud ...On n'a vraiment pas besoin de vous !!! mettez d'abord de l'ordre chez vous ! Liban Libre et Laique!

salamé riad

11 h 41, le 22 juin 2026

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Commentaires (2)

  • RE Bonjour Beyrouyh! cette Phto me provoque une allergie à chaque fois ...ouii 1975 guerre civile..la syrie n'a rien repsecté...rien puisque considérant le lIban comme leur province ... Pire elle a semé chaos et destrction en s'alliant un jour d'un coté puis de l'autre ! PS/Precision uiile :aux lecteurs qui raisonnent par "dieu interposé "Mes parents sont du sud ...On n'a vraiment pas besoin de vous !!! mettez d'abord de l'ordre chez vous ! Liban Libre et Laique!

    salamé riad

    11 h 41, le 22 juin 2026

  • NON NON et NON .Merci. Faut que les Libanais apprennent à se passer de "parrain" syrien quelque soit le régime en syrie . La syrie dehors et que cela reste ainsi sans ingérence supplémentaire même amicale.Merci

    LE FRANCOPHONE

    10 h 47, le 22 juin 2026

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