Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu assiste à une séance de la Knesset, le Parlement israélien, avant sa dissolution en vue des élections israéliennes de 2026, à Jérusalem, le 16 juillet 2026. Photo Ronen Zvulun/Reuters
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fustigé dimanche Karim Khan, procureur déchu de la Cour pénale internationale, en le comparant à un « criminel », et confirmé par la même occasion sa venue à l'Assemblée générale de l'ONU, malgré l'opposition du maire de New York.
Interrogé sur la chaîne américaine Fox News sur le mandat d'arrêt de la CPI qui le vise depuis 2024, M. Netanyahu a estimé qu'il s'agissait d'une « arnaque » lancée par Karim Khan, désormais « complètement démasqué comme criminel ».
Celui qui était alors procureur de la CPI - il a été démis de ses fonctions vendredi - « allait faire l'objet de poursuites pour harcèlement sexuel (...) il s'est donc dit : +Comment vais-je détourner l'attention de mes actes criminels vers quelque chose qui me protégera ?+ », a jugé le dirigeant israélien.
« Il a escroqué la communauté internationale avec ces fausses accusations de crimes de guerre portées contre nous », a ajouté Benjamin Netanyahu.
Les Etats membres de la CPI ont voté vendredi pour mettre un terme au mandat de Karim Khan pour « faute grave » et « manquement grave aux devoirs de sa charge ». Le Britannique est visé par des allégations d'agression sexuelle par une membre de son équipe, qu'il rejette.
L'institution internationale, basée à La Haye, a émis en 2024 des mandats d'arrêt contre Benjamin Netanyahu pour crimes de guerre et contre l'humanité dans la bande de Gaza dans le cadre de l'offensive génocidaire israélienne menée par Israël en représailles à l'attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
C'est sur cette base que le maire de New York Zohran Mamdani a appelé la semaine dernière les autorités américaines à arrêter Benjamin Netanyahu s'il venait à l'Assemblée générale de l'ONU en septembre. Une éventualité rejetée par Donald Trump.
L'édile « vomit la haine, il est censé être le maire de tous les New-Yorkais, juifs, chrétiens, musulmans, tout le monde mais il essaie de monter un groupe contre l'autre », a dénoncé dimanche le Premier ministre israélien.
Il a assuré avoir échangé avec des juifs de New York « et ils ont peur en ce moment ».
« J'ai l'intention de venir dire la vérité, de prendre la parole en faveur d'Israël et de l'alliance israélo-américaine depuis la tribune des Nations Unies », a-t-il encore dit.
Il est d'abord attendu à Washington mardi pour une rencontre à la Maison-Blanche avec Donald Trump, alors que les hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran ont repris depuis plusieurs semaines.

