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Société - guerre au liban 2026

Jnah-Ouzaï : terminus des déracinés

Autrefois stations balnéaires de luxe, ces quartiers du littoral de Beyrouth ont accueilli des vagues de déplacés au fil des guerres. Avec le retour de l’occupation israélienne au Sud, les derniers venus craignent d’être arrivés à leur destination finale.

Jnah-Ouzaï : terminus des déracinés

Hicham marche le 8 mai 2026 dans le couloir humide d'anciens chalets de Sands Beach, à Ouzaï. Photo Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Une grappe d’agriculteurs de Blida tuent le temps le 29 avril sur le seuil des derniers chalets vétustes de la plage Sands, à Ouzaï, près de l’aéroport de Beyrouth. Hicham allume une nouvelle cigarette et lance à Oum Mohammad en expirant la fumée : « Je vais mourir ici. »– Et moi donc !– Chaque jour je marche des heures le long de la plage et pense à mes roses. En partant, je les ai regardées et j’ai pleuré. Qui en a planté autant que moi au village ? Et mes salades ? J’en ai planté une douzaine d’espèces différentes. Quand j’ai vu la photo de soldats israéliens en train de cuisiner des légumes dans une maison occupée, mon sang n’a fait qu’un tour…– Tu as de l’appétit depuis que tu es ici ?– Tu parles ! Même un café je n’arrive pas à en apprécier la saveur !– C’est pas pour nous cette vie-là. On est habitués à la terre et à l’air frais…...
Une grappe d’agriculteurs de Blida tuent le temps le 29 avril sur le seuil des derniers chalets vétustes de la plage Sands, à Ouzaï, près de l’aéroport de Beyrouth. Hicham allume une nouvelle cigarette et lance à Oum Mohammad en expirant la fumée : « Je vais mourir ici. »– Et moi donc !– Chaque jour je marche des heures le long de la plage et pense à mes roses. En partant, je les ai regardées et j’ai pleuré. Qui en a planté autant que moi au village ? Et mes salades ? J’en ai planté une douzaine d’espèces différentes. Quand j’ai vu la photo de soldats israéliens en train de cuisiner des légumes dans une maison occupée, mon sang n’a fait qu’un tour…– Tu as de l’appétit depuis que tu es ici ?– Tu parles ! Même un café je n’arrive pas à en apprécier la saveur !– C’est pas pour nous...
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