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Politique - Justice Au Liban

Enrichissement illicite : le procureur el-Hajj ira interroger Riad Salamé à son domicile le 17 juin

Celui-ci n'a toujours pas pu interrogé l'ancien gouverneur de la BDL dans le cadre de cette affaire, son avocat avançant que son état de santé l'empêche d'assister aux audiences.

Enrichissement illicite : le procureur el-Hajj ira interroger Riad Salamé à son domicile le 17 juin

Riad Salamé, qui était alors encore gouverneur de la Banque du Liban, en décembre 2021. Photo d'archives JOSEPH EID / AFP

Le procureur général près la cour de cassation, Rami el-Hajj, se rendra mercredi prochain, le 17 juin, au domicile de Riad Salamé afin de l'interroger dans le cadre d'une affaire d’enrichissement illicite présumé impliquant l'ex-gouverneur de la Banque du Liban et l'ex-PDG de Bank Audi Samir Hanna, a appris L'Orient-Le Jour auprès d'une source proche du dossier.

Cette décision a été prise lors d'une audience mardi, en présence de l'avocat de M. Salamé, Wassim Ghaoui, devant le procureur Hajj. Ce dernier a déjà pu interroger pendant plusieurs heures Samir Hanna dans le cadre de cette affaire, mais pas M. Salamé. Son avocat avance en effet que son état de santé l'empêche d'assister aux audiences. Me Ghaoui avait remis un premier rapport d'un médecin légiste pour justifier l'état de santé de son client, mais qui avait été jugé insuffisant. Le juge Hajjar avait alors ordonné, à la demande de la partie plaignante, qu'une commission de médecins légistes se penche sur la validité des excuses médicales, ce qui a été fait en amont de la séance de mardi.

À l'issue de cette expertise, qui a démontré le mauvais état de santé de Riad Salamé, Rami el-Hajj a décidé qu'il se déplacerait personnellement au domicile de l'ancien grand argentier, qui réside selon nos informations à Safra, dans le Kesrouan. Cette audience, en présence d'un greffier, aura lieu le 17 juin.

L'affaire contre MM. Salamé et Hanna avait été portée devant le parquet en janvier dernier par le gouverneur actuel de la banque centrale, Karim Souhaid. Entouré d’un secret strict dans les milieux de la justice et de la BDL, le dossier porterait, selon le peu d’informations disponibles, sur des titres souscrits par la BDL dans des sociétés, et dont les garanties auraient été constituées par des actions détenues dans Bank Audi. Le Code du crédit et de la monnaie interdit à la BDL d’investir dans des entités privées, sa mission étant d’assurer la stabilité financière et non de se livrer à des activités commerciales.

Par ailleurs, une audience de Riad Salamé doit avoir lieu jeudi devant la cour criminelle de Beyrouth, dans l'affaire du compte dit « de consultations ». C'est la première fois que M. Salamé doit se présenter devant la cour criminelle et non devant l'instruction et le parquet, mais il n'y assistera vraisemblablement pas, pour les mêmes raisons. Dans cette affaire, le gouverneur fait l'objet d'une décision de la Chambre d'accusation de Beyrouth ordonnant son arrestation différée. Cette décision n'est susceptible d'exécution que par la cour criminelle. M. Salamé est accusé du détournement présumé d’un montant de 44, 8 millions de dollars du compte de consultations vers des comptes privés. Le compte de la BDL comporte entre autres des fonds provenant de commissions recueillies à travers notamment des opérations effectuées entre la banque centrale et une société de courtage, Optimum Invest, entre 2015 et 2018, pour lesquelles aussi bien la société que Riad Salamé avaient nié toute malversation. Certains de ces fonds auraient été transférés vers des comptes privés à travers des banques commerciales.

Le procureur général près la cour de cassation, Rami el-Hajj, se rendra mercredi prochain, le 17 juin, au domicile de Riad Salamé afin de l'interroger dans le cadre d'une affaire d’enrichissement illicite présumé impliquant l'ex-gouverneur de la Banque du Liban et l'ex-PDG de Bank Audi Samir Hanna, a appris L'Orient-Le Jour auprès d'une source proche du dossier. Cette décision a été prise lors d'une audience mardi, en présence de l'avocat de M. Salamé, Wassim Ghaoui, devant le procureur Hajj. Ce dernier a déjà pu interroger pendant plusieurs heures Samir Hanna dans le cadre de cette affaire, mais pas M. Salamé. Son avocat avance en effet que son état de santé l'empêche d'assister aux audiences. Me Ghaoui avait remis un premier rapport d'un médecin légiste pour justifier...
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