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Liban - guerre au liban 2026

Salam : Le Liban ne saurait être un pion sur l’échiquier de qui que ce soit

Le Premier ministre libanais demande à l'Iran d'arrêter d'utiliser son pays comme « moyen de pression » dans les négociations.

Salam : Le Liban ne saurait être un pion sur l’échiquier de qui que ce soit

Le Premier ministre Nawaf Salam, prononçant son discours au Grand sérail le 5 juin 2026, lors de l'appel humanitaire d'urgence en faveur des déplacés de guerre. Photo ANI

Le Premier ministre Nawaf Salam a profité vendredi d'une conférence humanitaire d’urgence au Grand Sérail pour lancer une violente diatribe contre le régime iranien, qu’il a accusé sans détours d’être responsable de la guerre en cours au Liban entre son allié le Hezbollah et l’armée israélienne.

« Les Libanais ont été surpris que les gardiens de la révolution iraniens aient été les premiers à rejeter l'accord sur le cessez-le-feu (au Liban, décidé à Washington entre les délégations libanaise et israélienne, Ndlr), ce qui prouve que cette guerre n'est pas la nôtre et n'a pas été déclarée pour nous. Elle se déroule sur notre sol et au détriment de notre population », a martelé M. Salam dans son allocution. « Ayez de la compassion pour notre Sud, le Liban n'est un pion sur l’échiquier de personne, et le Liban-Sud n'est un front de substitution pour personne », a-t-il ajouté, s’adressant de toute évidence au régime iranien.

L'actuel conflit entre le Hezbollah et l’État hébreu a commencé le 2 mars, deux jours seulement après le début de l’attaque israélo-américaine contre l’Iran. Il survient moins de trois ans avant le précédent, qui avait éclaté le 8 octobre 2023 en signe de soutien à Gaza. Les derniers combats ont conduit à l’occupation par l’armée israélienne de vastes territoires du Liban-Sud, et fait jusqu’à présent près de 4 000 tués et plus de 10 000 blessés.

Dès le début de la guerre, le gouvernement libanais avait mis hors la loi la branche armée du Hezbollah, sans réussir à faire arrêter les combats. Par la suite, il s'est engagé dans un processus de négociations directes avec Israël, sous parrainage américain. Une démarche que rejette le Hezbollah et Téhéran, qui préfèrent utiliser le Liban comme carte de négociations avec les États-Unis.

M. Salam a aussi exhorté l'Iran à cesser d'utiliser son pays comme « moyen de pression » dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. « Si je peux adresser un mot à l'Iran, c'est celui-ci: ayez pitié de notre sud, cessez de le traiter (...) comme un moyen de pression visant à améliorer les termes de vos négociations », a déclaré le Premier ministre libanais. Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, où Israël combat le Hezbollah.

« Le fond de notre position est clair : aucune guerre ne doit être menée en notre nom, et sans tenir compte de notre volonté, pas de décision de guerre et de paix en dehors de l’État », a assuré Nawaf Salam, qui s’exprimait face à nombre de diplomates et plusieurs ministres, dont Rakan Nassereddine, l’un des ministres du Hezbollah. Le Premier ministre a réaffirmé que les autorités libanaises « ont choisi la voie de la négociation parce qu'elle est la moins coûteuse pour la population et la plus rapide pour obtenir un retrait israélien ». Et d’ajouter : « Je m'adresse à tous les Libanais pour leur demander de faire preuve de sagesse et de donner la priorité à l'intérêt du Liban et de son peuple. Le Liban ne doit pas rester une scène pour les guerres des autres, et les habitants du Liban-Sud ne doivent plus payer le prix de calculs sur lesquels ils n’ont aucun pouvoir de décision. »

Cette conférence au Grand Sérail vise à accélérer le flux des aides pour les plus d’un million de déplacés du Liban-Sud, dont les villages ont été en grande partie détruits par l’armée israélienne. M. Salam a exhorté les diplomates présents à faire pression sur Israël afin qu’il arrête ses attaques contre les civils et la destruction systématique du Liban-Sud, ainsi que le dynamitage des villages de Tyr, Bint Jbeil ou encore Nabatiyé. Il a précisé que les plans du gouvernement concernent les déplacés, mais aussi les quelque 50 000 habitants qui résistent encore dans leurs villages en pleine guerre.

« Votre retour à vos villages en toute dignité et sécurité est au centre de nos responsabilités et de nos priorités », a-t-il dit, s’adressant aux déplacés.

Le Premier ministre Nawaf Salam a profité vendredi d'une conférence humanitaire d’urgence au Grand Sérail pour lancer une violente diatribe contre le régime iranien, qu’il a accusé sans détours d’être responsable de la guerre en cours au Liban entre son allié le Hezbollah et l’armée israélienne.« Les Libanais ont été surpris que les gardiens de la révolution iraniens aient été les premiers à rejeter l'accord sur le cessez-le-feu (au Liban, décidé à Washington entre les délégations libanaise et israélienne, Ndlr), ce qui prouve que cette guerre n'est pas la nôtre et n'a pas été déclarée pour nous. Elle se déroule sur notre sol et au détriment de notre population », a martelé M. Salam dans son allocution. « Ayez de la compassion pour notre Sud, le Liban n'est un pion sur...
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