Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, lors d'un discours au Grand Sérail, le 30 mai 2026. Photo x/@grandserail
Le Premier ministre Nawaf Salam a dénoncé samedi « l'escalade dangereuse et sans précédent » d'Israël dans le sud du Liban et appelé à un « cessez-le-feu sans tarder », affirmant que la politique de la « terre brûlée » n'apporterait pas la sécurité au pays voisin.
Dans un discours télévisé adressé aux Libanais, M. Salam a toutefois défendu la décision des autorités de mener des négociations avec Israël, affirmant qu'il s'agissait de « la voie la moins coûteuse » pour le Liban.
« Ce dont nous avons été témoins ne constitue pas simplement une expansion ou une incursion israélienne. Israël ne cible pas uniquement des sites précis, mais met en œuvre une politique de destruction généralisée des villes et des localités, ainsi que de tous les moyens de subsistance qui s’y trouvent, tout en procédant à des déplacements massifs de population qui s’apparentent à une punition collective infligée à notre population pacifique. Il s’agit de politiques condamnées par l’ensemble des normes et du droit internationaux », a déclaré Nawaf Salam.
« Ce que fait Israël ne constitue pas seulement une violation de la souveraineté du Liban, mais une tentative d’effacer son histoire », a ajouté le Premier ministre depuis le Grand Sérail, selon l’Agence nationale d’information (ANI).
« Nous sommes déterminés à mettre fin à la guerre, à protéger notre pays et à empêcher qu’il ne devienne une boîte aux lettres ou un terrain ouvert aux conflits des autres », a-t-il poursuivi.
Concernant les négociations directes entre le Liban et Israël à Washington, M. Salam a estimé que leur « issue n’est pas garantie » et qu’elles « ne constituent pas un acte de reddition, mais plutôt l’option la moins coûteuse pour le Liban ».
« Aujourd’hui, c’est l’État qui mène les négociations au nom de tous les Libanais, et la décision de guerre ou de paix demeure une décision nationale », a-t-il ajouté.


Au deux pouvoirs executifs il faut DEUX NAWAF SALAM pour que la decision conjointe de desarmer les illicites puisse etre mise a l,oeuvre.
16 h 49, le 01 juin 2026