Les paquets contenant le Captagon saisi par l’armée libanaise. Photo diffusée le 11 août 2026 sur le compte X de l’armée libanaise
L’armée libanaise a annoncé mardi avoir saisi 1,2 million de comprimés de Captagon qui étaient sur le point d’être envoyés à l’étranger, selon un message publié sur son compte sur le réseau social X.
Elle a ainsi précisé avoir arrêté à Sarba, dans la région de Jounieh (Kesrouan), « deux individus [...] alors qu’ils chargeaient environ 1,2 million de comprimés de captagon dans un véhicule en vue de les faire sortir clandestinement du Liban ». Les produits saisis ont été remis aux autorités et une enquête a été ouverte avec les deux suspects, sous la supervision de la justice compétente.
Le Liban fait l’objet de pressions de la part des pays du Golfe pour lutter contre la production et le trafic de drogue, en particulier du captagon, un stupéfiant de synthèse aux effets proches des amphétamines dont les monarchies conservatrices du Golfe constituent un marché majeur. Hasard du calendrier, les Forces de sécurité intérieure (FSI) avaient annoncé dimanche avoir saisi un colis contenant 5 000 comprimés de captagon destinés à l’Arabie saoudite.
Dans la Syrie voisine, le captagon était devenu la principale exportation après le déclenchement de la guerre civile en 2011 et une source majeure de financement illicite pour le régime de l’ancien président syrien Bachar el-Assad. Depuis la chute de ce dernier en 2024, les autorités de Damas s’efforcent de lutter contre le trafic de captagon.
Au Liban, le Hezbollah, un ex-allié de Bachar el-Assad, a également été accusé d’avoir recours au trafic de captagon pour se financer.

