Le président américain Donald Trump répond aux questions des médias après avoir signé un décret dans le Bureau ovale de la Maison Blanche à Washington, le 30 avril 2026. REUTERS/Jonathan Ernst
Le président américain Donald Trump a affirmé jeudi lors d’une conférence de presse que des négociations directes entre le Liban et Israël se tiendraient « d’ici deux semaines ».
La veille, le président libanais Joseph Aoun avait indiqué que le Liban attendait que les États-Unis fixent une date pour le début des discussions avec Israël, après deux séances préparatoires inédites, encadrées par Washington, tenues dans la capitale américaine ces dernières semaines. Les réunions préparatoires entre les ambassadeurs israélien et libanais ont débouché sur une première trêve de dix jours, entrée en vigueur le 17 avril, et prolongée de trois semaines après un second round de discussions. Le Liban pose plusieurs conditions dans le cadre de ses discussions à Washington : la cessation des attaques israéliennes, des frappes et des opérations d’assassinat ; le retrait israélien de tous les territoires occupés et l’abandon de la « zone tampon » appelée « ligne jaune » par Tel-Aviv ; la libération des prisonniers détenus par Israël ; et la délimitation complète des frontières terrestre et maritime.
Dans la foulée de la conférence de presse de M. Trump, et alors que ce dernier fait pression pour qu’une rencontre entre le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se tienne à Washington, l’ambassade des États-Unis à Beyrouth a publié un message sur X affirmant qu’un tel entretien « offrirait au Liban la possibilité d’obtenir des garanties concrètes en matière de pleine souveraineté, d’intégrité territoriale, de sécurité des frontières, de soutien humanitaire et à la reconstruction, ainsi que du rétablissement complet de l’autorité de l’État libanais sur chaque parcelle de son territoire — garanties par les États-Unis ».
« Le Liban se trouve à un tournant, ajoute l’ambassade. Son peuple a une occasion historique de reprendre son pays en main et de façonner son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante. »
« Un engagement direct entre le Liban et Israël, deux pays voisins qui n’auraient jamais dû être en guerre, peut marquer le début d’un renouveau national. La prolongation de la cessation des hostilités, obtenue à la demande personnelle du président Trump, a offert au Liban l’espace et l’opportunité de mettre sur la table l’ensemble de ses revendications légitimes, avec toute l’attention du gouvernement des États-Unis », peut-on également lire dans ce message. L’ambassade conclut : « C’est le moment pour le Liban de décider de son propre destin, un destin qui appartient à l’ensemble de son peuple. Les États-Unis sont prêts à se tenir aux côtés du Liban alors qu’il saisit cette opportunité avec confiance et sagesse. Le temps de l’hésitation est révolu. »
Le Hezbollah a entraîné le 2 mars le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en lançant des attaques sur Israël pour pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué dans l'offensive israélo-américaine contre l'Iran. Israël a riposté par des frappes meurtrières. Un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 17 avril mais les deux belligérants ont poursuivi les combats en s'accusant mutuellement de violer la trêve. Depuis le début du conflit, plus de 2 500 personnes ont été tuées au Liban, selon les autorités libanaises, qui font également état de plus d’un million de déplacés ayant fui les zones bombardées ou visées par des ordres d’évacuation israéliens. Par ailleurs, selon une étude publiée mercredi par des organisations onusiennes et le ministère libanais de l’Agriculture, environ 1,2 million de personnes au Liban sont menacées d’insécurité alimentaire aiguë en raison de la guerre.



declaration/message de l'ambassade US pour le moins inquietante. Quant on lit : "marquer le début d’un renouveau national " puis " Revendications LEGITIMES du Liban " alors que du meme coup TOUS avouent l'impossible tache requise par le Liban a desarmer la milice iranienne... par la force. mais en conjugaison avec la diplomatie..... on peu "lire la lettre" de par l'adresse meme de cette lettre( traduit de l'arabe )...
10 h 18, le 01 mai 2026