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Dernières Infos - Maroc

Liberté provisoire pour le rappeur Mehdi Black Wind qui reste poursuivi


Un drapeau marocain. Photo d'archives AFP

La justice marocaine a accepté vendredi la demande de mise en liberté provisoire après trois semaines d'incarcération du rappeur marocain El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom de scène Mehdi Black Wind, qui reste poursuivi pour « atteinte aux institutions », a appris l'AFP auprès de ses avocates.

L'artiste de 34 ans, qui est aussi réalisateur, est notamment connu dans les milieux artistiques indépendants pour ses textes critiques sur la société marocaine et ses inégalités.

À ce stade, « aucune mesure d'interdiction de quitter le territoire » ne lui a été notifiée, a indiqué l'une de ses avocates au Maroc, Me Sara Soujar, tout en soulignant qu'il était « encore trop tôt » pour savoir si l'artiste regagnerait la France. La prochaine audience de son procès est fixée au 2 octobre.

Dans une vidéo transmise à l'AFP par sa défense, El Mahdi Lyoubi apparaît quittant la prison d'Oukacha, à Casablanca (ouest), tout sourire, avant d'étreindre longuement Me Soujar. Il avait été notifié le 10 juillet à l'aéroport de Rabat d'une interdiction de quitter le territoire alors qu'il devait prendre un vol pour la France, où il est installé depuis près de dix ans, selon ses soutiens.

Convoqué trois jours plus tard par la police judiciaire de Casablanca (ouest) il avait été placé en détention, poursuivi pour « atteinte aux institutions » en vertu de l'article 179 du Code pénal marocain, qui punit la « diffamation, injure ou offense envers la personne du roi ».

Plusieurs dizaines de personnes s'étaient rassemblées vendredi pour réclamer sa libération devant le tribunal de première instance de Casablanca, dont certaines brandissant des pancartes portant l'inscription « Free Mehdi » (« Libérez Mehdi »), selon des images transmises à l'AFP par son comité de soutien. Selon Me Soujar, le juge s'est prononcé sur la remise en liberté « dès notre entrée » dans la salle d'audience.

Les poursuites de militants et internautes en vertu du Code pénal ont suscité ces dernières années les critiques d'organisations de défense des droits humains. Ils appellent à recourir au Code de la presse qui ne prévoit plus de peines d'emprisonnement depuis 2016.

La justice marocaine a accepté vendredi la demande de mise en liberté provisoire après trois semaines d'incarcération du rappeur marocain El Mahdi Lyoubi, connu sous le nom de scène Mehdi Black Wind, qui reste poursuivi pour « atteinte aux institutions », a appris l'AFP auprès de ses avocates.L'artiste de 34 ans, qui est aussi réalisateur, est notamment connu dans les milieux artistiques indépendants pour ses textes critiques sur la société marocaine et ses inégalités. À ce stade, « aucune mesure d'interdiction de quitter le territoire » ne lui a été notifiée, a indiqué l'une de ses avocates au Maroc, Me Sara Soujar, tout en soulignant qu'il était « encore trop tôt » pour savoir si l'artiste regagnerait la France. La prochaine audience de son procès est fixée au 2 octobre.Dans une...