Une ambulance circulant près des décombres d'une rue de Tyr, après des frappes israéliennes, le 27 mars 2026. Photo Yara Nardi/Reuters
Cinq personnes, dont trois secouristes de la Défense civile, ont été tuées et deux soldats libanais blessés mardi dans des attaques israéliennes à Majdel Zoun, dans le caza de Tyr, alors qu’une opération de secours était en cours pour venir en aide à des habitants coincés sur un site précédemment bombardé.
En début d’après-midi, l’aviation israélienne a mené deux raids sur Majdel Zoun, touchant un immeuble, avant de lancer quelques heures plus tard une bombe sonore en direction des secouristes et des militaires, alors qu’ils évacuaient des blessés. Ces attaques ont tué trois membres de la Défense civile, ainsi qu’un conducteur de bulldozer et un civil ensevelis sous les décombres. Vers 21h, l’armée libanaise tentait de rouvrir la route de Mansouri coupée après les frappes israéliennes, afin d’accéder au site.
Le président Joseph Aoun a rapidement condamné l’attaque, qui « s’ajoute à une série d’agressions visant des personnels de secours, et démontrant qu’Israël continue de violer les lois et conventions internationales qui protègent les civils, les secouristes, les éléments de la Défense civile, de la Croix-Rouge, ainsi que les acteurs des opérations de sauvetage et de soins médicaux ».
Le Premier ministre Nawaf Salam a lui aussi dénoncé l’attaque israélienne à Majdel Zoun, qui a tué trois secouristes « alors qu’ils accomplissaient leur devoir humanitaire ». Il a affirmé que cette attaque « constitue un nouveau crime de guerre caractérisé commis par Israël » et « représente une violation flagrante des principes et des règles du droit international humanitaire ». M. Salam a assuré que le « gouvernement ne ménagera aucun effort pour condamner ce crime odieux et mobiliser tous les efforts afin de contraindre Israël à cesser ses violations continues de l’accord de cessez-le-feu ».
Le ministre de l’Intérieur a également condamné cette attaque, qui a « touché directement trois secouristes alors qu’ils accomplissaient une mission humanitaire », estimant qu’elle constitue une « violation flagrante de toutes les lois et normes internationales et humanitaires ».


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