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Politique - Liban-Sud

L'État libanais est le « premier responsable de la poursuite des crimes israéliens », lance le Hezbollah

« Si les autorités sont incapables d'assumer leur devoir, qu'elles n'empêchent pas au moins les habitants du Sud d'exercer leur droit légitime à se défendre », écrit le parti chiite.

L'État libanais est le « premier responsable de la poursuite des crimes israéliens », lance le Hezbollah

Des membres de la chorale du Hezbollah récitent des versets du Coran tandis que des personnes se rassemblent pour rendre hommage au Guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février lors de frappes aériennes israéliennes et américaines, dans la banlieue sud de Beyrouth, au Liban, le 8 juillet 2026. Photo Mohamed Azakir/ REUTERS

Le Hezbollah a publié un communiqué dimanche particulièrement offensif à l'égard de l'État libanais, jugé par la formation pro-iranienne comme le « premier responsable de la poursuite des crimes israéliens répétés », à l'heure où l'armée israélienne poursuit ses opérations de démolition au Liban-Sud, qu'elle occupe sur plus de 600 km2, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur mi-juin entre le Hezbollah et l'armée israélienne.

L'accord-cadre signé fin juin entre le Liban et Israël, qui lie le retrait « progressif » de l'armée israélienne du Liban-Sud au désarmement de la formation chiite, se trouve une nouvelle fois dans le viseur de cette dernière. « En signant l'accord-cadre, les autorités libanaises ont conféré à l'ennemi (israélien) une légitimité pour son occupation et ses agissements », affirme le Hezbollah. « Elles continuent d'ignorer tout ce qui se passe, sans la moindre réaction, comme si l'écho de ces explosions assourdissantes ne parvenait pas jusqu'à elles. Elles ne disent pas un mot », lance le parti pro-iranien.

Le président de la République Joseph Aoun et le gouvernement de Nawaf Salam dénoncent régulièrement les « violations israéliennes du cessez-le-feu ». «Les Libanais n'ont constaté de leur part aucune initiative conforme à leur devoir national et souverain consistant à exercer des pressions politiques et diplomatiques dans les instances internationales », dit le Hezbollah. Et de détailler : « Poursuivant son projet criminel, agressif et expansionniste, l'ennemi israélien continue, au vu et au su des autorités libanaises et du monde entier, de semer la terreur et de commettre ses crimes contre le Liban-Sud, en détruisant les villages, en incendiant les maisons, en rasant les routes et les champs, en faisant exploser les écoles et les hôpitaux, en terrorisant les civils sans défense et en effaçant tous les moyens de subsistance dans le Sud résistant et résilient », écrit encore la formation chiite. Elle y voit une « tentative désespérée d'empêcher ses habitants, dignes et honorables, de regagner leurs villages, leurs maisons et leurs terres ». « La responsabilité première de la poursuite de ces crimes répétés incombe aux autorités libanaises, silencieuses, absentes, voire complices », accuse-t-elle.

« Droit légitime à défendre sa terre »

À deux jours de l'ouverture d'une nouvelle session de pourparlers à Rome entre le Liban et Israël, le Hezbollah a affirmé que « si les autorités sont incapables d'assumer leur devoir, qu'elles n'empêchent pas au moins les habitants du Sud d'exercer leur droit légitime à défendre leur personne et leur terre ». Le Hezbollah ne fait pas mention explicitement dans le communiqué d'une éventuelle reprise de ses attaques contre l'armée israélienne.

Le parti chiite conclut en demandant à l'État « d'assumer ses responsabilités nationales et constitutionnelles et d'agir immédiatement à tous les niveaux politique et diplomatique afin de mettre un terme aux crimes de destruction commis par l'ennemi ». Il appelle aussi « la communauté internationale, dans toutes ses institutions, à contraindre l'ennemi à mettre fin à ses agressions et à se retirer de l'ensemble des territoires libanais occupés ».

Plus tôt dans la semaine, le chef d'état-major israélien, le général Eyal Zamir, avait menacé depuis le territoire libanais d'élargir les opérations à d'autres zones, soulignant que les forces israéliennes ne se retireront pas des positions conquises avant d'avoir garanti ce qu'il a qualifié de « sécurité durable » pour les habitants du nord d'Israël. Le Hezbollah s'est alors placé en état d'alerte, redoutant une nouvelle détérioration militaire. Sur le plan politique, le communiqué intervient alors que la visite à Baabda cette semaine du président du Parlement et allié du Hezbollah, Nabih Berry, était apparue selon les observateurs comme une forme de couverture politique au processus de négociations entre le Liban et Israël.

Le Hezbollah a publié un communiqué dimanche particulièrement offensif à l'égard de l'État libanais, jugé par la formation pro-iranienne comme le « premier responsable de la poursuite des crimes israéliens répétés », à l'heure où l'armée israélienne poursuit ses opérations de démolition au Liban-Sud, qu'elle occupe sur plus de 600 km2, malgré un cessez-le-feu entré en vigueur mi-juin entre le Hezbollah et l'armée israélienne. L'accord-cadre signé fin juin entre le Liban et Israël, qui lie le retrait « progressif » de l'armée israélienne du Liban-Sud au désarmement de la formation chiite, se trouve une nouvelle fois dans le viseur de cette dernière. « En signant l'accord-cadre, les autorités libanaises ont conféré à l'ennemi (israélien) une légitimité pour son...
commentaires (2)

Un peu gonflés, les gars! Ils déclenchent une guerre qui détruit le pays et, ensuite, accusent l’État de ne pas arriver à y mettre fin! De plus, tout le monde sait que le seul moyen de retrouver la paix est qu'ils déposent leurs armes, or, ils s'y refusent catégoriquement. A votre avis, qui est "le principal responsable de la poursuite des destructions"?

Yves Prevost

17 h 57, le 02 août 2026

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Commentaires (2)

  • Un peu gonflés, les gars! Ils déclenchent une guerre qui détruit le pays et, ensuite, accusent l’État de ne pas arriver à y mettre fin! De plus, tout le monde sait que le seul moyen de retrouver la paix est qu'ils déposent leurs armes, or, ils s'y refusent catégoriquement. A votre avis, qui est "le principal responsable de la poursuite des destructions"?

    Yves Prevost

    17 h 57, le 02 août 2026

  • Pourquoi faire de la publicité à cette bande d’individus non libanais qui ne savent que proferer des contre vérités et des insultes pour servir l’agenda du seul état qu’ils reconnaissent : l’Iran. Qu’ils partent rejoindre leurs maîtres et tout ira mieux ici. Le Hezbollah ne mérite pas le titre de parti politique libanais. L’OlJ devrait s’abstenir de publier et commenter leurs déclarations

    JB El catalán

    17 h 44, le 02 août 2026

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