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Dernières Infos - Conflit

La France rend hommage à un militaire tué au Liban-Sud


La ministre française des Armées, Catherine Vautrin (au centre), décerne à titre posthume le titre de Chevalier de la Légion d'honneur au sergent-chef Anicet Girardin, décédé le 22 avril 2026 des suites de ses blessures reçues lors d'une embuscade contre des Casques bleus au Liban, lors d'une cérémonie nationale à Suippes, dans l'est de la France, le 28 avril 2026. Photo Sameer AL-DOUMY / AFP

Un hommage national a été rendu mardi dans la Marne, dans le nord-est de la France, au sergent Anicet Girardin, mort à 31 ans des suites de ses blessures après une embuscade au Liban. Le caporal-chef, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le 28 février. Il était déployé depuis le 23 janvier dans le sud du Liban comme adjoint-chef de groupe cynotechnique spécialisé dans la détection d'explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).

Le 18 avril, lors d'une mission de reconnaissance d'itinéraire visant à réaliser le ravitaillement d'un poste isolé de Casques bleus, sa patrouille « a été prise à partie par un groupe armé », a expliqué le 132e régiment d'infanterie cynotechnique de Suippes, où il s'était engagé en 2016. Cette attaque a causé la mort d'un autre militaire français, l'adjudant Florian Montorio, et blessé trois autres soldats dont Anicet Girardin, venu porter secours à son chef d'élément.

Anicet Girardin est décédé mercredi dernier des suites de ses blessures, après avoir été rapatrié en France. Le lendemain, un hommage national avait été rendu à Florian Montorio au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban (sud-ouest), d'où il était issu. « La nation s'incline devant le sergent Anicet Girardin (...), le 145e mort pour la France au Liban depuis 1978 », a déclaré la ministre française des Armées, Catherine Vautrin, qui présidait la cérémonie en présence du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Pierre Schill. Elle a rendu hommage devant son cercueil recouvert du drapeau tricolore à un homme « consciencieux, discret, d'une fiabilité absolue » et qui était « apprécié de tous ».

Les autorités françaises et l'ONU ont attribué l'attaque au mouvement pro-iranien Hezbollah, lequel a nié toute implication. La mort d'Anicet Girardin « redit le tribut que la France paye, son rôle et sa responsabilité, en l'espèce dans le cadre de la Finul où elle est depuis des décennies », a aussi déclaré mardi Emmanuel Macron en marge d'un déplacement en Andorre. « Nous attendons évidemment une condamnation claire des auteurs de cette attaque, et surtout que les poursuites soient faites comme il se doit. Mais la France peut être fière du rôle qu'elle joue au Liban et pour la paix », a ajouté le président français.

Un hommage national a été rendu mardi dans la Marne, dans le nord-est de la France, au sergent Anicet Girardin, mort à 31 ans des suites de ses blessures après une embuscade au Liban. Le caporal-chef, promu sergent à titre posthume, est le troisième militaire français tué depuis le début de la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le 28 février. Il était déployé depuis le 23 janvier dans le sud du Liban comme adjoint-chef de groupe cynotechnique spécialisé dans la détection d'explosifs au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul).Le 18 avril, lors d'une mission de reconnaissance d'itinéraire visant à réaliser le ravitaillement d'un poste isolé de Casques bleus, sa patrouille « a été prise à partie par un groupe armé », a expliqué le 132e régiment...