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Politique - guerre au liban 2026

Depuis la Chambre, les FL dénoncent « l'absence du Parlement » des négociations

Après une réunion des commissions conjointes, Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, a appelé l'État à « mettre fin à toute forme de contact direct avec l’ennemi »

Depuis la Chambre, les FL dénoncent « l'absence du Parlement » des négociations

Le député Georges Adwan, numéro deux des Forces libanaises, le 24 février 2026. Photo tirée de son compte X

Georges Adwane, député et vice-président des Forces libanaises, a dénoncé jeudi ce qu’il estime être l’absence du Parlement et le manquement de ce dernier à son devoir de contrôler l’action du gouvernement, en pleine guerre entre Israël et le Hezbollah. Il a également indiqué que son parti « aura un autre discours après la guerre », ce qui laisse penser qu'il compte opter pour l'escalade politique contre la milice chiite.

« Durant les deux dernières années, l’un des protagonistes a entraîné le pays dans la guerre en soutien à Gaza et a causé des destructions et des morts, puis un accord (de cessez-le-feu) a été négocié et la Chambre était aux abonnés absents », a dénoncé le député FL lors d'une conférence de presse tenue jeudi au Parlement, avant la réunion conjointe des commissions parlementaires. Il fait référence à l’accord de cessation des hostilités concocté en novembre 2024 par le président de la Chambre, Nabih Berry, au nom de la milice pro-iranienne avec les Américains. Le Parlement n’avait pas ratifié cet accord.

« Puis, nous avons été menés vers la guerre en soutien à l’Iran, qui négocie avec les États-Unis. Sans l'intervention de la présidence de la République et de la présidence du Conseil, le dossier libanais n'aurait pas été dissocié (de celui de l'Iran) », a encore dit le numéro deux des FL, stigmatisant là aussi l'absence continue du Parlement. Ces propos ont été prononcés quelques heures seulement avant la seconde réunion prévue à Washington entre l’ambassadrice libanaise aux États-Unis, Nada Hamadé Moawad, et son homologue israélien, Yechiel Leiter, pour paver la voie aux premières négociations politiques entre les deux pays depuis 1983.

M. Adwane a, dans ce cadre, affirmé que son parti participera à la séance législative prévue dans les prochains jours et plaidera pour un débat général afin de poser au gouvernement toutes les questions relatives à la guerre et aux raisons de l'intervention du Liban dans le conflit. « Nous n'accepterons pas que soient maintenues les anciennes pratiques », affirmant que les FL œuvrent pour réinstaurer la culture de la demande de comptes et du contrôle depuis le Parlement. « La Constitution et la loi devraient être respectées par tout le monde, sinon, il faudrait tout revoir », a-t-il poursuivi, dans ce qui semble être une allusion à une révision de la formule politique.

« Parlez en votre propre nom »

De l'autre côté de l'échiquier politique, Hassan Fadlallah, député du Hezbollah à Bint Jbeil, a appelé l’État libanais à « mettre fin à toute forme de contact direct avec l’ennemi ».« Ne pas prendre cette décision serait une grande erreur », a-t-il menacé. « Communiquer avec l’ennemi lui offre une couverture politique gratuite à ses crimes », a estimé le parlementaire, affirmant que « le pouvoir en place peut toujours contourner les dangers qui guettent le pays, son unité et sa souveraineté ». Le député a appelé l’Exécutif à « revenir à l’unité et à l’entente nationale afin de faire face à l’agression à travers une position unifiée qui préserverait la souveraineté » du pays.

À quelques jours de l’expiration de la trêve de 10 jours (que le Liban cherche à prolonger), Hassan Fadlallah a affirmé que « la résistance exerce son droit légitime de défendre le pays et le peuple et n’acceptera pas un cessez-le-feu unilatéral, alors qu’Israël poursuit ses agressions ». « Le commandement de la résistance décidera de la riposte adéquate (au meurtre d’Amal Khalil) conformément aux évolutions sur le terrain », a encore dit le député du Hezbollah.

À son tour, Jamil Sayed, député chiite proche du Hezbollah, a critiqué l’approche officielle du dossier des négociations et du monopole des armes. « Depuis l’élection du président de la République et la formation du gouvernement (début 2025), le seul dossier mis en avant est celui du Liban-Sud et de la résistance à travers des propositions de solution prévoyant notamment de charger l’armée de démanteler l’arsenal du parti », a constaté cet ancien patron de la Sûreté générale.

Partant, Jamil Sayed s’est adressé à « la résistance qui a fait beaucoup de sacrifices en l’absence de l’État » en ces termes : « Prenez l’initiative et mettez fin au marchandage politique à vos dépens. Parlez en votre propre nom et imposez vos propres conditions » aux négociations avec Israël.

Georges Adwane, député et vice-président des Forces libanaises, a dénoncé jeudi ce qu’il estime être l’absence du Parlement et le manquement de ce dernier à son devoir de contrôler l’action du gouvernement, en pleine guerre entre Israël et le Hezbollah. Il a également indiqué que son parti « aura un autre discours après la guerre », ce qui laisse penser qu'il compte opter pour l'escalade politique contre la milice chiite.« Durant les deux dernières années, l’un des protagonistes a entraîné le pays dans la guerre en soutien à Gaza et a causé des destructions et des morts, puis un accord (de cessez-le-feu) a été négocié et la Chambre était aux abonnés absents », a dénoncé le député FL lors d'une conférence de presse tenue jeudi au Parlement, avant la réunion conjointe des commissions...
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