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Amnistie générale : la séance parlementaire suspendue sur fond de désaccord Salam-Menassa

« Certains protagonistes, dont le Courant patriotique libre, conditionnent leur participation à la séance nocturne au fait d’autoriser le ministre de la Défense à s’exprimer », confie une source parlementaire.

Amnistie générale : la séance parlementaire suspendue sur fond de désaccord Salam-Menassa

Les députés réunis au Parlement, à Beyrouth, le 11 août 2026. Photo diffusée par le Parlement libanais

La séance parlementaire a été levée mardi sur fond de différend entre le Premier ministre, Nawaf Salam, et le ministre de la Défense, Michel Menassa, au sujet de la loi d’amnistie générale. Elle devrait toutefois reprendre à 18h. Selon des informations de presse, le désaccord porterait sur la volonté de M. Menassa de prononcer une déclaration exprimant la position de l’armée libanaise sur le texte, alors que M. Salam considère qu’il revient au Premier ministre d’exprimer la position du gouvernement.

Le vice-président de la Chambre, Élias Bou Saab, a indiqué à la LBCI que la séance avait été levée afin de régler ce différend. Le président de la Chambre, Nabih Berry, devait dans l’intervalle s’entretenir avec le Premier ministre pour tenter de débloquer la situation. De sources parlementaires, L’Orient-Le Jour a appris que des contacts avaient notamment été menés avec le ministère de la Défense pendant la suspension de la séance, afin de tenter d’assouplir la position de l’armée sur le texte. Contacté par L'Orient-Le Jour, une source ne cache pas sa crainte de voir la loi d'amnistie ne pas être adoptée, certains députés pouvant jouer la carte du défaut de quorum. « Certains protagonistes, dont le Courant patriotique libre, conditionnent leur participation à la séance nocturne au fait d’autoriser le ministre de la Défense à s’exprimer », confie cette source parlementaire.

Lundi, le ministre de la Défense avait remis à M. Bou Saab les observations écrites de l’armée libanaise concernant les amendements proposés au projet de loi d’amnistie générale. M. Menassa s’était auparavant entretenu avec M. Berry.

Il y a quelques jours, le député Nabil Badr avait affirmé à L’Orient-Le Jour que le texte sur l’amnistie devait être adopté sans difficulté mardi, d’autant que sa version finale bénéficiait du soutien des principaux protagonistes sunnites. Les Forces libanaises ont, de leur côté, indiqué qu’elles se rangeraient derrière les députés sunnites sur cette question. Les élus du parti devraient ainsi voter en faveur du texte.

Le 16 juillet, le Parlement s’était déjà réuni pour examiner la loi d’amnistie, alors que la communauté sunnite, pourtant largement favorable au principe d’une amnistie, était profondément divisée sur le texte à adopter. D’un côté, certains députés réclamaient la libération du plus grand nombre possible de détenus, parmi lesquels l’islamiste Ahmad el-Assir, incarcéré depuis 2015 pour sa participation aux affrontements meurtriers contre l’armée à Abra, en 2013. Ces députés avaient pour la plupart boycotté la séance.

De l’autre, plusieurs députés sunnites plaidaient pour une adoption rapide de la loi d’amnistie. Parmi eux figuraient notamment Nabil Badr (Beyrouth), Walid Baarini (Akkar) et Bilal Hocheimi, qui avaient assisté à la séance.

La séance parlementaire a été levée mardi sur fond de différend entre le Premier ministre, Nawaf Salam, et le ministre de la Défense, Michel Menassa, au sujet de la loi d’amnistie générale. Elle devrait toutefois reprendre à 18h. Selon des informations de presse, le désaccord porterait sur la volonté de M. Menassa de prononcer une déclaration exprimant la position de l’armée libanaise sur le texte, alors que M. Salam considère qu’il revient au Premier ministre d’exprimer la position du gouvernement.Le vice-président de la Chambre, Élias Bou Saab, a indiqué à la LBCI que la séance avait été levée afin de régler ce différend. Le président de la Chambre, Nabih Berry, devait dans l’intervalle s’entretenir avec le Premier ministre pour tenter de débloquer la situation. De sources parlementaires,...